Edgeminded.com

En partenariat avec YouVox Tech

Le studio Fox Atomic envisage de devenir une marque à part entière, un prélude pour devenir un diffuseur en ligne et se passer d’intermédiaires ?

Les équipes de News Corp s’activent dans tout l’espace de l’Internet et la dernière initiative de Fox Atomic montre que le géant des médias se repositionne dans la chaîne de valeur de l’Entertainement qui se modifie en profondeur avec Internet.

Cette division de Fox spécialisée dans la production de contenus pour jeunes adultes envisage de développer la marque FoxAtomic.com pour en faire une communauté de consommation de ses contenus financée par la publicité. Différents jeux concours seront régulièrement organisés pour fidéliser le public sur Internet ainsi que des services d’édition de vidéo en ligne. L’objectif est d’imposer cette marque comme un canal de distribution en direct des programmes produit par le studio qui va concevoir des contenus spécifiques en fonction des différents terminaux : PC ; mobiles, grands écrans…Pourquoi ce changement radicalAu-delà d’Internet en lui-même, que d’aucuns voient encore uniquement comme un média de plus, c’est l’interactivité avec le consommateur et la capacité de lui adresser des messages et des contenus personnalisés contextuels et à la demande qui modifie la chaîne de valeur du monde des médias.

Jusqu’alors avec tous les médias broadcast le modèle était simple. D’un coté des producteurs de contenus, de l’autre des consommateurs et entre les deux des intermédiaires de distribution avec plus ou moins de valeur ajoutée qui sélectionnent des programmes en « linéaire » en fonction de leurs cibles et de leurs intérêts économiques. Avec la possibilité, pour les studios, d’adresser directement le consommateur, le rôle d’intermédiaire (une chaîne de TV, par exemple) se réduit. Si pour le moment les audiences Internet ne permettent pas aux studios de se passer des canaux traditionnels cinéma et TV pour rentabiliser leurs productions, le déploiement de réseaux de plus en plus rapides et l’accès à Internet en mobilité devrait d’ici quelques années inverser la tendance.

Quelle sera la valeur ajoutée d’une chaîne pour un producteur de séries, de talk show ou de films si il peut diffuser ses contenus directement sur des terminaux TVHD, des écrans PC et des mobiles ? Pourquoi partager la marge et surtout combien les consommateurs seront-ils prêts à payer en plus pour regarder leurs programmes préférés sur des canaux traditionnels. Car le nerf de la guerre est bien là : l’économie de la chaîne de valeur. Le téléchargement pirate a amorcé une spirale infernale pour les producteurs de contenus car leurs programmes sont maintenant disponibles en quasi temps réel et pratiquement gratuitement sur Internet. Comme leur économie est majoritairement basée sur la distribution traditionnelle, le changement se fait à la marge même si dans la musique cela est perceptible. C’est cette évolution qui a déjà poussé certains studios américains et des diffuseurs européens à rendre disponible sur Internet les épisodes de certaines séries immédiatement après  la diffusion sur le réseau de TV. Mais même ainsi ce n’est pas encore suffisant car si au Etats-Unis la diffusion sur le net se fait en temps réel, en Europe il se passe parfois plusieurs mois pour que la série soit diffusée sur une chaîne. Largement le temps de la télécharger sur les sites de PtoP et de ne plus avoir à attendre le bon vouloir du diffuseur local. On voit bien que cet équilibre instable ne va pas durer. Pourquoi une offensive en direct des studios US ?Les dernières annonces de chaînes européennes comme Chanel 4, en Grande Bretagne, ou TF1 en France, qui proposent les épisodes de série en streaming ou téléchargement payant, après la diffusion hertzienne, montre que la prise de conscience est réelle. Les producteurs américains pourraient donc s’appuyer sur leurs partenaires diffuseurs…Ils semblent pourtant avoir choisi d’adresser ce marché en direct et l’arrivée de sites comme MySpace et d’autres initiatives du groupe Murdoch démontrent qu’ils vont chercher naturellement à conserver le contact avec le client final. Car l’interactivité de l’Internet permet de capter des abonnés, payants ou d’usages, qui sont des consommateurs en puissance pour d’autres services. La publicité devient d’ailleurs très friande de ce type de vecteur et les grandes agence de publicité, comme Publicis ou WPP avec leurs services d’intermédiation en ligne  vont accélérer le mouvement . Les diffuseurs deviennent des intermédiaires inutiles qui au contraire freinent le développement des producteurs de contenus en les empêchant d’accéder au client final. C’est une question importante que doivent se poser tous les intermédiaires de la chaîne audiovisuelle.On peut imaginer qu’après MySpace qui se lance en Europe, cette nouvelle marque de l’empire News Corp débarque chez nous en 2007. Une rude concurrence pour WAT de TF1. Il va falloir que les chaînes fassent leur ré engineering à marche forcé.Articles en relation :La diffusion gratuite pour contrer le peer to peer ?Les entreprises de medias engagent la bataille sur InternetTélévision sur Internet, CBS réagit et se lance à son tourCBS et Fox lancent de nouveaux sites de contenus et de services.Première européenne : La série Lost sur Internet pour 99 cts sur Channel 4 Après Disney c’est la Fox qui va diffuser ses contenus sur Internet Feuilletons stars aux Etats Unis disponibles gratuitement sur Internet Imaginons nous en 2016MTV s’attaque à Itune et relance la licence globaleDes producteurs de films vont diffuser en direct sur InternetLa chronologie des médias remise en causeLe téléchargement légal prend pied à Hollywood

24 juillet, 2006 Posté par edgeminded | Actualité, Uncategorized | | Pas encore de commentaires

BSkyB va concurrencer les FAI, est-ce l’amorce du changement en profondeur du marché de l’accès à Internet et de la reprise en main par les acteurs médias ?

Experience Sky HD

Le bouquet satellite leader s’invite dans la marché de l’accès à l’Internet haut débit en Angleterre et va affronter BT, AOL, NTL mais également Orange.

La nouvelle répartition des activités entre fournisseurs d’accès Internet et acteurs des médias a bien commencé. Il était normal que les grands médias et diffuseurs réagissent aux assauts des FAI et des portails de services dans la diffusion de programmes audiovisuels. Le groupe de Rupert Murdoch semble être le leader dans cette offensive en profondeur et sa compréhension des nouvelles frontières entre ces industries est à la mesure de ses capacités d’investissement. Après avoir acquis MySpace et lancé plusieurs initiatives de diffusion on line de séries TV le groupe se positionne comme une plateforme de services vers le grand public. Il faut dire que les atouts du groupe News Corp a de quoi faire rêver plus d’un acteur média.

More Sky NewsComprendre les évolutions du marché des FAI

Pour tenter de décrypter cette stratégie il faut reparler rapidement de l’évolution du marché des FAI actuels centré sur la fourniture d’accès Internet et un réseau ADSL possédé en propre (en tous les cas par les leaders).

La demande de plus en plus importante en débit va rapidement saturer les capacités des réseaux actuels et de nouvelles infrastructures en fibres optiques vont être déployées dans les années à venir. Compte tenu des investissements nécessaires, il n’y aura certainement pas plus de deux ou trois acteurs par pays capables de dépenser plusieurs milliards d’euros. Pour être rentables ces infrastructures devront donc être louées à d’autres acteurs et si l’on pense, naturellement aux FAI actuels, les groupes de médias seront bien placés pour proposer des services en direct. Ce que nous rappelle Internet c’est que les cycles industriels sont beaucoup plus courts que dans les autres industries. Il en va de même d’ailleurs pour les réseaux mobiles qui avec le passage en IP pourraient également favoriser l’émergence de fournisseurs de services dissociés de la possession d’une infrastructure en propre. Pour plus de détails voir mes articles précédents ici et ici ainsi que mon interview chez Olivier ici

SKY CUSTOMERSEvolution des modèles de diffusion des acteurs médias

Si nous prenons comme hypothèse que les réseaux d’accès hauts débits vont devenir une commodité louables pour des acteurs de services, cela pourrait redonner la main aux grands acteurs des médias capables d’adresser des contenus au grand public. Le client type va donc passer d’un abonnement à un accès fixe qui comporte des services de téléphonie IP et quelques contenus audiovisuels à un abonnement à des contenus et services qui s’appuieront sur des infrastructures fixes et mobiles louées. Ce sont donc les entreprises qui possèdent les contenus et services les plus complexes et les plus coûteux qui vont se positionner. Les groupes qui produisent et diffusent des contenus audiovisuels sont évidemment bien placé face aux FAI classiques. Rupert Murdoch à bien compris cela et son initiative en Angleterre pourrait être le début d’une offensive générale en Europe autour de ses contenus TV et films ainsi que sur son site leader MySpace qui, rappelons le, a drainé 17% des banières publicitaire aux Etats-Unis en juin. Rappelons également que BSyB est en compétition pour racheter la partie fournisseur d’accès d’AOL au Royaume Unis et possède déjà EasyNet racheté en 2005. Et si AOL faisait une erreur en vendant ses activités ? BSkyB prend ce marché au sérieux car il est prèt à investir plus de 300 millions d’euro dans cette aventure. Le distributeur satellite envisage de proposer gratuitement un accès de 2 Mb/s à ses clients abonnés au bouquet numérique. Les nouveaux clients devront débourser entre 7 et 20€ pour un accès entre 2 et 16 Mb. Cette entité est dirigée directement par l’un des fils de Rupert Murdoch, James Murdoch qui prévoit que d’ici 2010, 30% des clients BSkyB devraient souscrire cette offre. Une réelle concurrence pour les FAI locaux.

En Grande Bretagne il semble que le déploiement de la fibre optique se fasse dans un premier temps jusqu’au NRA et BSyB planifie de déployer sa propre boucle locale.

En France, l’opérateur historique envisage un déploiement fiber to home ce qui rendra encore plus facile le lancement d’offres basées sur des infrastructures louées.

C’est peut être la stratégie que vise Canal Sat et le rachat de TPS prend tout son sens… TF1 et M6 ont peut être vendu un peu vite ?

Articles en relation :

FAI en Europe la concentration continue.

AOL pourrait se séparer des ses filiales en Europe

Rachat d’AOL UK, BT et B Sky B en tête

News Corp continue ses acquisitions.

Interview sur les opérateurs télécom

18 juillet, 2006 Posté par edgeminded | Actualité, Uncategorized | | Pas encore de commentaires

Google pourrait lancer une plateforme de gstion de campagnes publicitaires radio.

Dans la rubrique Google attaque la planète, cette annonce vise cette fois-ci les agences et les régies publicitaires.

Avec ce nouveau service, le géant du net va permettre aux annonceurs de gérer leurs campagnes radios. Depuis le rachat de DMarc Broadcasting, le marché était dans l’attente de l’annonce de ce service. Il est probable que l’étape suivante soit d’intégrer ces fonctions dans adwords afin de gérer les campagnes des clients qui le souhaitent.

Le moteur de recherche fait évoluer son modèle économique pour devenir une méta régie publicitaire. Gare aux concurrents !

Articles en relation :

Google, Yahoo, Amazon… et les médias : les limites de la diversification ?

Google attaque le marché de la publicité télévisuelle

Google devient-il trop puissant ?

Google vs Microsoft : jouent-ils sur le même terrain ?

13 juillet, 2006 Posté par edgeminded | Actualité, Uncategorized | | Pas encore de commentaires

Internet représente 15 % du budget média de WPP, troisième plus gros client de Google

WPP Group plc logoLe chairman de WPP, Martin Sorell fait le point sur l’évolution des budgets Internet et pronostique une part de marché de 30% à ce médias en 2016.

WPP CEO Sir Martin SorrellLe groupe publicitaire est le troisième client de Google et pourrait bien être amené à devenir son concurrent car le géant de Mountain View développe des services en ligne permettant de contourner les agences. WPP se doit donc d’étudier comment répondre à cette nouvelle menace visant à réduire le nombre d’intermédiaire dans la chaîne de valeur de l’acte d’achat. L’initiative de Google qui devrait lancer des spot radio n’est pas pour rassurer les agences..

Articles en relation :

12,5 milliards de dollars de publicité sur le net en 2005 aux Etats-Unis !

La publicité liée à la vidéo sur Internet : 500 millions de dollars en 2005 aux US

13 juillet, 2006 Posté par edgeminded | Actualité, Uncategorized | | Pas encore de commentaires

Guba, le concurrent de YouTube signe avec Sony

GUBAAvec les différentes annonces de sites de partage de vidéo, Google vidéo et dernièrement Metacafe, il devient urgent pour les leaders de marquer le terrain et de devenir rentables rapidement.

Sur ce dernier point, Guba a de l’avance puisqu’il est déjà profitable. Après un premier accord avec Warner qui a mis sur le site 200 films à disposition, c’est au tour de Sony Pictures de proposer 100 de ses longs métrages. Guba joue donc la course en tête dans le téléchargement légal sur Internet. Ses concurrents actuels tirent pour la plupart leurs revenus de la publicité mais Guba est le seul à offrir pour le moment, en plus, une offre payante. Il est vraisemblable que les autres sites de partage copient ce modèle car l’accord de Sony n’est pas exclusif.

Les films récents seront proposés à 19,99$ et les plus anciens à 9,99$. Aucune indication pour le moment sur les délais entre la sortie en salle et l’offre en ligne mais comme le disait récemment le patron de Sony Picture, les consommateurs ne sont plus prêt à aller payer cher une place dans un cinéma pour marcher sur des pop corns et sentir l’odeur de hamburger (sic !).

Articles en relation :

YouTube, Guba, Vpop.tv … le marché de la vidéo partagée est-il viable ?

Des producteurs de films vont diffuser en direct sur Internet

La chronologie des médias remise en cause

Le téléchargement légal prend pied à Hollywood

CineNow autorise la gravure de DVD à partir de films téléchargés

11 juillet, 2006 Posté par edgeminded | Actualité, Uncategorized | | Pas encore de commentaires

Free MVNO ? Les raisons d’un revirement

                                                                              

D’après le magazine Challenge, Free serait en négociation avec Orange et SFR dans le but de développer une offre MVNO. Qu’est-ce qui a fait changer d’avis les dirigeants d’Iliad ?

J’ai abordé ce sujet de MVNO et d’offre quadri play en septembre 2004 avec un dirigeant de Free lors d’un déjeuner. A cette époque les offres étaient encore en accès Internet plus téléphonie IP avec un début d’offre en télévision. Mon argumentation était que les offres d’accès seraient couplées dans les deux ans avec une offre de téléphonie mobile. Deux opérateurs FAI ont déjà lancé ce type d’offre et Free a dû réagir.

Pourquoi si tard ?

L’opérateur aurait pu commencer à négocier en 2005 et proposer une offre couplée dès début 2006.

Une des raisons de ce retard est le coût d’une licence MVNO demandée par les opérateurs mobile et surtout le retard technologique du Wimax. Je n’ai aucun doute sur la vision prospective de Xavier Niel et sa perception du marché en offre quadri play. Le rachat de la licence Wimax d’Altitude Télécom est là pour le démontrer et Free a pût penser que cette technologie lui permettrait de développer directement une offre mobile sur IP avec accès Internet.

Le problème c’est que le Wimax n’est pas mature et ne le sera pas avant mi ou fin 2007. Dans l’intervalle Free doit commencer à déployer une infrastructure sinon il pourrait perdre sa licence. C’est ce qui avait fait abandonner cette même licence à Neuf Telecom en son temps et qu’ils ont essayer de bloquer juridiquement sans succès.

L’équation pour Free est donc simple.

Obligation de commencer à déployer une infrastructure sur des équipements qui devront vraisemblablement être mis à niveau ou remplacer fin 2007 début 2008. Si l’opérateur déploie une couverture minimum, le service offert en téléphonie mobile IP va être restreint et peu intéressant pour les clients. Si il déploie largement l’investissement ne sera pas rentabilisé lorsqu’il il faudra mettre à niveau l’équipement. Cela sans prendre en compte les coûts de terminaux à subventionner qui devront également être remplacer. Cela commence à faire beaucoup.

En prenant une licence MVNO Free fait d’une pierre deux coups. Il évite un large dépliement Wimax en proposant à ces clients une offre mobile basé sur le réseau GSM et commence à déployer le Wimax dans les zones à forte densité de population. Avec l’arrivée dès septembre 2006 des premiers téléphones mobiles duo GSM/WIFI et bientôt Wimax, le FAI pourra proposer un accès mobile sans zone d’ombre basé sur le GSM sur la plus grande partie du territoire et sur la voix sur IP à son domicile avec

la Freebox V 5 et dans les zones couvertes par le Wimax et le réseau de Freebox V5 qui va grossir.

C’est également un bon moyen d’amorcer la clientèle mobile pour la migrer plus tard en tout IP dès que le réseau sera satisfaisant, probablement mi 2008. C’est en plus une offre très différentiante de ce que pourront proposer les autres opérateurs.

Etudions le modèle économique

Le forfait Free est d’aujourd’hui de 29,99€ par mois. Le mobile coûte en moyenne au client 20 à 25 € par mois pour deux heures de communication. Les offres les moins chères en MVNO commence autour de 10€ mais avec un faible nombre de minutes incluses.

Imaginons une offre Free pour 49,99€ par mois avec 1h de communication GSM comprise (ou 59,99/mois pour 2h) et des appels illimités en mode IP sur les numéros fixes dans tous les pays couverts par l’offre IP fixe et un coût très inférieur vers les mobiles par rapport au coût mobile/mobile. C’est tentant non ?

Ces 20 euros supplémentaires dans son arpu permettront à Free d’amortir sa licence MVNO et de couvrir une partie des coûts de déploiement du Wimax.

Prenons comme exemple le modèle de Clearwire aux Etats-Unis. L’opérateur qui vient de recevoir 900 millions de dollars de Intel et de Motorola facture 30$ par mois l’abonnement à son service Wimax. A ce tarif Free ne va pas gagner sur l’abonnement GSM mais ne va perdre de clients intéressés par le quadriplay. Il va même très certainement en gagner en acquérant l’expérience des clients mobiles qui pourront migrer vers l’offre tout IP en 2008. C’est magistral.

Le plus fort c’est que ce raisonnement est basé sur la notion « 1 abonnement/1 mobile » mais avec la technologie IP un seul abonnement peut couvrir plusieurs identifiants et donc plusieurs utilisateurs. Avec Skype vous pouvez avoir plusieurs « clients » sur l’abonnement Internet sur le même PC

Traduction : pour un abonnement principal à l’offre quadriplay vous avez un numéro GSM et autant de numéro IP que vous voulez. Pour les urbains qui ont des enfants le contrat devient vraiment intéressant.

Une évolution vers une plateforme de services ?

L’autre aspect est bien sûr l’accès Internet sur les PC équipés de réception wimax (Intel annonce une offre pour début 2007) et sur les téléphones smartphones et autres PDA. C’est également la possibilité de promouvoir des terminaux musicaux capables de recevoir des contenus en streaming ou téléchargement en mode IP sans passer par un PC (voir mon article sur ce sujet ici) c’est les opérateurs et les Majors qui vont apprécier.

Free pourrait en profiter pour développer une plateforme de services de contenus en élargissant son offre de VOD actuelle vers le téléchargement payant de contenus audiovisuels, et pourquoi pas devenir opérateur de chaînes TV de flux et de stock sur IP en fédérant des chaînes Internet comme celle de VNU et/ou éditant ses propres contenus.

Ce nouveau modèle économique lui permettrait de migrer en douceur lorsque le marché des FAI va baisser en valeur ajoutée (voir mon article ici et surtout mon interview chez Olivier) lié au passage en tout fibre optique et au ticket d’entrée pour déployer une infrastructure fiber to home.

Si ce scénario se réalise les stratèges de Free sont vraiment géniaux.

Bien sûr ceci est une pure fiction et toute ressemblance avec des faits à venir ne serait que pure déduction. A suivre…

Articles en relation :

Samsung annonce des téléphones portables Wimax pour 2007

210 millions de téléspectateurs sur terminaux mobiles en 2011

La télévision sur IP se développe rapidement aux Etats Unis

Deux services Wimax lancés au Canada préfigurent-il l’offre de Free ?

Des lecteurs audio wifi pourraient concurrencer les services musicaux des opérateurs mobiles.

Interview sur les opérateurs télécom

Neuf Cegetel pourrait racheter Télé 2 en France.

Le groupe VNU Business Publication lance une chaîne sur Internet

6 juillet, 2006 Posté par edgeminded | Stratégie, Uncategorized | | Pas encore de commentaires

Le Wimax va-t-il faire exploser l’équilibre entre les opérateurs mobiles et les FAI ?

La technologie Wimax, qui va permettre la voix sur IP et l’accès Internet nomade va remettre en cause le modèle économique des opérateurs mobiles basé sur le paiement à l’acte (minutes, données transférées…)

Mais c’est également un formidable pied de nez aux opérateurs qui ont dépensés des fortunes dans leurs licences UMTS dans les années 2000. Il faut se rappeler les 100 milliards d’euros dépensés sur les marchés allemand et anglais dans l’achat de licences…

Si cette manne financière a donné de l’oxygène aux finances de ces deux états, elle a également mis nos opérateurs européens dans une situation qui a failli être critique. Notons au passage qu’avec la clairvoyance et la capacité d’anticipation bien connue chez nos dirigeants français notre pays n’a récolté que 600 millions d’euros par opérateur, ce qui était une sage décision de la part de l’état français au moment où on été mis aux enchères les licences mais qui aurait pu être bien supérieur si cette procédure d’attribution avait été plus rapide…

Technologies disruptives

J’utilise ce terme avec parcimonie car l’un de mes amis m’a fait remarqué qu’il était déposé !

Quoiqu’il en soit la dualité entre l’UMTS et le Wimax me renvoie 15 ans en arrière lorsque je faisais parti d’un groupe de travail au ministère de l’Industrie (SERICS) sur la télé du futur. Le grand sujet de l’époque était
la TVHD , comme quoi ce n’est pas un sujet bien nouveau. A ce moment les grands industriels européens et japonais essayaient de promouvoir une technologie de HD, évolution des formats existants. A l’inverse les Etats-Unis cherchaient à s’appuyer sur une norme en devenir : le MPEG.

Les débats au sein du groupe de travail ont été houleux avec les partisans, souvent les industriels et les universitaires, et les opposants dont je faisais parti qui préconisaient de s’orienter sur des standards et des technologies plus prometteuses et soutenues par un plus grands nombres d’acteurs.

Il me semble que nous sommes dans la même situation.

D’un coté les opérateurs mobiles et les équipementiers qui visent, bien sûr, la transition en douceur de leurs équipements et services sans remettre en cause le modèle économique de base. De l’autre, des acteurs du monde Internet, pour lesquels seul compte l’efficacité,  qui constatent que la technologie IP est largement répandue et que le Wimax pourrait permettre d’étendre son champ d’action au nomadisme.

Cela entraîne plusieurs questions : ces technologies sont-elles fiables, au point ou prête à l’être, quel réseau va être le moins coûteux à déployer, est-ce que la convergence avec l’Internet va être un facteur clé de succès, quid des licences ?

Les licences

C’est le dernier point le plus épineux en France, car il semble que l’organisme de régulation comme les opérateurs aient sous estimé le Wimax. A ce jour, seul Free, qui a vu sa licence nationale confirmée, peut déployer une offre sur tout le territoire. Tous les autres acteurs sont dans une impasse.

Faudra-t-il permettre d’autres attributions de licences ? Très certainement. Je suis par contre très septique lorsque j’entends qu’il pourrait y avoir l’attribution d’une quatrième licence de téléphonie mobile de 3ème génération.

A ce jeux c’est encore Free qui pourrait jouer les trublion car sans cet opérateur Internet il y fort à parier que pour des raisons industrielles, les opérateurs de téléphonie mobile choisissent de déployer des réseaux HSDPA qui convergeront ensuite vers de la connexion IP. Cette approche permettrait aux différents acteurs de rentabiliser leurs investissements en licences et équipements et de faire migrer tranquillement leurs abonnés vers l’IP en 2008 – 2009. Avec Free, sa licence nationale et la volonté de déployer un réseau sur 2006 et 2007, ce scénario pourrait bien voler en éclat.

Free ne détient pas seul les clés de ce montage en France car il est dépendant de la disponibilité de technologies. Sur ce dernier point les différentes initiatives en Asie et aux Etats-Unis semblent donner raisons aux espoirs placés dans le Wimax, et le Wibro en Asie.

Petite revue, non exhaustive, de la situation.

Intel et Motorola viennent d’annoncer un investissement de 900 millions de dollars dans Clearwire, la société de Craig McCaw, pionnier du cellulair aux US, qui déploie des réseaux Wimax aux Etats-Unis et a commencé en Europe avec un réseau opérationnel en Belgique (avec MAC Telecom à Bruxelles, couverture actuelle plus de 50%) et chercherait des partenaires en France (rumeur). Pour le moment il faut utiliser des modems spécifiques comme avec l’expérience initiée au Canada (ici) mais les annonces récentes faites à Taipei et par les différents constructeurs asiatiques en terme d’infrastructure et terminaux mobiles laissent penser que des téléphones portables WIfi et Wimax pourraient être disponibles en quantité dès début 2007 (Samsung ici). Beaucoup de spécialistes s’accordent pour dire que ce type de technologie va considérablement réduire les coûts pour les utilisateurs et que le modèle des opérateurs mobiles va fusionner avec celui des opérateurs Internet.

Pour Ed Zender, le CEO de Motorola, il ne fait aucun doute que le Wimax va se substituer aux autres technologies pour les mobiles. Il y a cependant un rapport de Moody’s, acteur de la recommandation financière qui contredit cela, en affirmant récemment que le marché de la voix sur IP ne représentera que 5 à 10% des communications en 2010. Je ne partage pas cette hypothèse que je trouve trop basse.

Le réseau déployé par Clearwire va être basé sur une pré version de Wimax à 1,5 Mb/s, pour les puristes standard IEEE 802.16e-2005. Clearwire vient également d’annoncer un accord avec AOL qui pourrait revendre une offre co-brandée.

J’ai d’ailleurs émis de telles hypothèses dans l’Interview que j’ai faite pour Olivier sur son site sur les risques pour les opérateurs mobiles et les FAI dans les deux années qui viennent.

Même si le type d’infrastructure Wimax est moins robuste, pour le moment, en terme de stabilité de services, que celles proposées par les équipementiers télécom traditionnels, ce sont les clients qui vont trancher car les coûts d’abonnements et surtout les services offerts par un accès Internet nomade voix/data sont déterminants dans le choix des consommateurs. Il suffit de se souvenir des débuts un peu chaotiques de la voix sur IP avec Skype et autres services IP (coupures intempestives, mauvaise qualité de réception…) pour voir à quelle vitesse les consommateurs ont adoptés ces offres et comment la qualité s’est améliorée.

Il ne fait pas bon être opérateur car les choix industriels dans les prochains mois pourraient conditionner leur avenir.

Il ne faut pas penser néanmoins que les opérateurs FAI sont dans une meilleure situation car ils sont également face à une technologie disruptive (tant pis pour le droit d’auteur) avec le remplacement programmé de l’ADLS sur paire de cuivre par de la fibre optique jusqu’à l’abonné.

Ces deux industries, amenées à converger, vont devoir redéployer un nouveau réseau dans les 5 prochaines années et les investissements sont de l’ordre de plusieurs milliards d’euros à chaque fois. Avec la pression des opérateurs de portails et de services, l’inflation des droits de diffusion de contenus etc.. La compétition est relancée entre les opérateurs télécom, les médias et les infomédiaires.

Articles en relation :

Samsung annonce des téléphones portables Wimax pour 2007

Des opérateurs de téléphonie mobile et des constructeurs s’associent pour créer un système d’exploitation ouvert.

210 millions de téléspectateurs sur terminaux mobiles en 2011

Votre PC sur un mobile avec SoonR

La télévision sur IP se développe rapidement aux Etats Unis

Deux services Wimax lancés au Canada préfigurent-il l’offre de Free ?

Des lecteurs audio wifi pourraient concurrencer les services musicaux des opérateurs mobiles.

La startup Itiva annonce une technologie révolutionnaire dans l’échange de vidéos sur Internet

Ericsson se lance dans les applications IPTV

Google installe sa technologie de recherche chez un opérateur mobile au Japon

TV sur mobile en grand écran ?

Paiement sur mobile : DoCoMo lance un service au Japon

Nokia et Visa lancent un projet de paiement avec un mobile

Paypal, filiale d’ebay propose le télépaiement via son mobile.

Interview sur les opérateurs télécom

La guerre des géants du logiciel, de l’Internet et des médias est déclarée

6 juillet, 2006 Posté par edgeminded | Actualité, Uncategorized | | Pas encore de commentaires

YouTube, Guba, Vpop.tv … le marché de la vidéo partagée est-il viable ?

Logo 

Un nouvel entrant arrive sur ce segment déjà fourni : eefoof.com un nouveau concurrent pour YouTube et Vpod.tv qui va partager ses revenus publicitaires avec les Internautes qui mettent en ligne leurs vidéos.

GUBAC’est peut être le modèle économique qui manquait à YouTube car si le site est un vrai succès, ses pertes commencent à être inquiétantes. YouTube truste 40 % du marché de la vidéo partagée, aux Etats Unis, avec 13 millions de visiteurs par mois mais les coûts de bande passante représentent plus de 30 millions de dollars par mois. Avec un cash disponible de 120 millions de dollars cela ne va pas durer bien longtemps. Les dirigeants ont annoncé la mise en place progressive d’un programme publicitaire, ils ont signés des accords avec NBC mais est-ce que ce sera suffisant ? Les utilisateurs de YouTube sont habitués à la gratuité et tout changement pourrait être mal accepté.

YouTubeUn analyste d’IDC Consulting compare même YouTube avec Napster et le déclin du site lorsqu’il était passé d’un modèle gratuit à un modèle payant.

Quoiqu’il en soit, il semble pour certains qu’il y ait de l’argent à faire car les prétendants sont nombreux. On connaît déjà Guba et Vpop.tv (entreprise franco-espagnole) et voici maintenant eefoof.com.

Le petit dernier annonce clairement la couleur de son modèle économique et plutôt que de se lancer dans la course à l’audience avant de gagner de l’argent il propose un modèle publicitaire et un partage des revenus aux abonnés qui mettent en ligne leur production. Le reversement sera mensuel et dépendra de la popularité de leurs vidéos. Le service utilisera PayPal pour le paiement et chaque contenu sera validé avant mise en ligne de manière à éviter le partage de vidéos avec de droits de diffusion ou pornographiques.
Vpod.tvCela me semble un bon modèle pour accroître la qualité, souvent médiocre, des productions personnelles partagées par les Internautes. Cela pourrait également, à terme, devenir une plateforme de distribution de contenus professionnels financés par le pub. NBC a déjà signé avec YouTube mais d’autres studios, ou producteurs indépendants, pourraient choisir de multi diffuser leurs séries et films via un modèle financé par la publicité.

C’est assez proche d’un modèle que j’avais proposé à l’INA en 1997-98 avec une plateforme d’intermédiation de contenus pour les producteurs francophone indépendants. Mais bon les entreprises publiques…

En France attendons de voir ce que nous proposerons ces acteurs et nos grands médias qui se déploient enfin sur Internet. Il y a un article intéressant, assez critique, sur Challenge vis-à-vis de TF1.

Articles en relation :

Des producteurs de films vont diffuser en direct sur Internet

La chronologie des médias remise en cause

Le téléchargement légal prend pied à Hollywood

4 juillet, 2006 Posté par edgeminded | Actualité, Uncategorized | | Pas encore de commentaires

News Corp intéressé par un opérateur télécom Hongkongais

 

Le groupe de Rupert Murdoch via sa filiale Star Group souhaite participer à un investissement dans l’opérateur de Hong Kong.

Il faut préciser que cet opérateur diffuse plus de 100 chaînes par Internet auprès de 550 000 abonnés. C’est cette activité qui intéresse particulièrement News Corp qui pourrait bénéficier de cette expertise pour répliquer le modèle aux Etats-Unis et en Europe.

Cette opération est pilotée par la banque Macquarie et pourrait atteindre 7,3 milliards de dollars. Le magnat des médias a néanmoins déclaré qu’il ne croyait pas beaucoup pouvoir réussir cette entrée dans le capital de l’opérateur car le gouvernement chinois a signifié qu’il souhaitait que cette opération soit menée par des intérêts locaux. Qui a parlé de patriotisme économique

1 juillet, 2006 Posté par edgeminded | Actualité, Uncategorized | | Pas encore de commentaires

Les petites annonces immobilières migrent massivement sur Internet

En 2005 les petites annonces sur le net représentaient 15% du marché mais un rapport de Borrell (un spécialiste US des études marchés) prédit qu’en 2010 Internet représentera 32% du marché. Dans le même temps, et c’est logique, le marché des annonces immobilières sur les journaux régionaux à chuté de 8% en 2005 et devrait représenter 30% en 2010 soit moins que la part de l’Internet.

Article en relation :

Disparition des journaux papier ?

1 juillet, 2006 Posté par edgeminded | Actualité, Uncategorized | | Pas encore de commentaires