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Fusion Apple et Sun avec Google comme parrain ?

Fusion Apple et Sun avec Google comme parrain ?

Le monde financier bruisse depuis plusieurs semaines autour d’une possible fusion de la pomme et du soleil.

Cette fusion ferait sens pour les deux entreprises.

Pour Apple

Apple revient de loin après avoir lentement décliné dans les années 90 et était presque moribond jusqu’à l’arrivée de Steve Jobs aux commandes. Le gourou du micro ordinateur a su orienter la firme à la pomme vers le marché de l’électronique grand public avec l’Ipod qui représente plus de 75% des baladeurs aux US en en faisant bénéficier les Imac qui seuls au départ permettaient d’utiliser Itune. Cette manne financière pourrait néanmoins s’éroder avec les autres concurrents qui assaillent l’Ipod (Creative, Samsung, bientôt Microsoft avec Zune) et surtout les nouveaux téléphones portables qui apparaîtront en 2007 et qui deviennent de véritables plateformes mobiles musicales en plus d’être des APN et caméras vidéo. Apple doit donc trouver des relais de croissance et l’expertise de Sun dans les serveurs et le stockage depuis le rachat de StorageTek lui sera utile.

Pour Sun

Le constructeur de Mountain View est également dans une situation délicate. Son cours de bourse ne cesse de s’éroder, le PDG fondateur, Scott Mc Nealy a jeté l’éponge, incapable de redresser son « bébé ». Sous la pression de la puissance, des prix et des applications compatible, Sun comme Apple, d’ailleurs a pratiquement abandonné son architecture Sparc pour les processeurs Intel qui atteignent avec les core 2 duo des capacités de calcul que n’auraient pas renié des supercalculateurs il ya dix ans. Il y a 20 ans j’ai commencé ma carrière avec un Sun 350 sur mon bureau (processeur 68010 Motorola, écran graphique 17 pouces, sans disque –accès au serveur sur le réseau-, Unix Sun BSD 4.2…) c’était une Rolls. Aujourd’hui j’ai plus de puissance dans mon pocket PC. Tout cela pour dire que le segment des stations de travail disparaît absorbé par les PC haut de gamme (voir ce qui est arrivé à SGI et Tektronics). Sun s’est réorienté vers le stockage avec Storagetek qui semble une bonne voie mais il va devoir affronter IBM qui vient de racheter Filenet l’un des pionniers de ce marché. Même si Sun vient de reprendre à Dell la 3ème place du marché des serveurs entreprise un petit coup de pouce serait le bienvenu pour ne pas se refaire dépasser.

Les bruits de fusion entre Apple et Sun durent depuis de années mais les personnalités de leurs différents CEO, Mc Nealy chez Sun et Steve Jobs, John Sculley et Mike Spindler n’ont jamais permis d’avancer jusqu’à la signature.

Et Google en support ?

Apple vient d’accueillir à son board le CEO de Google Eric Schmidt et ils partagent beaucoup d’administrateurs communs (Al Gore, Bill Campbell d’Intuit, Arthur Levinson de Genentech).

Au-delà donc des affinités de personnalités, Apple et Google ont de bonnes raisons de travailler ensemble sur leurs produits et services. Eric Schmidt serait d’ailleurs celui qui a initié ces négociations.

Le géant du web cherche depuis longtemps à attaquer Microsoft sur le front des OS et du terminal informatique. Même s’il semble peut probable que Google lance ses propres PC, j’ai déjà abordé ce sujet, une alliance avec les produits et services Apple-Sun lui offrirait des atouts formidables contre l’éditeur de Redmond surtout la suite StarOffice de Sun qui est une vrai alternative à Microsoft Office.

Par ailleurs, Sun a toujours été un fervent opposant à Microsoft.

Par ailleurs, Sun a toujours été un fervent opposant à Microsoft. N’oublions pas Java qui est la propriété de Sun et qui pourrait donner des envies à Google.

Pour le Soleil et
la Pomme , le renfort de Google serait un booster capable de concurrencer HP et Dell. N’oublions pas les contenus car Steve Jobs est également le premier actionnaire individuel de Disney depuis le rachat de Pixar, ce qui lui permet d’influencer la major.

Bref beaucoup de supputation mais de vrai opportunité si cela se vérifie.

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31 août, 2006 Publié par edgeminded | Rumeurs, Uncategorized | | Pas de commentaire

Universal Music propose du téléchargement gratuit financé par la pub. Quelles conséquences pour la chaîne de valeur ?

Cette fois le monde de la musique entame sa vraie révolution pour se mettre en phase avec les évolutions technologiques et les changements de mode de consommation de ses clients. L’initiative de la major numéro 1 du marché va enclencher une mutation définitive de la chaîne de valeur de cette industrie.

Après avoir combattu bec et ongles toutes les technologies de téléchargement afin de protéger leur modèle économique basé sur la distribution physique par pays de la musique, les majors ont commencé à s’essayer au téléchargement payant. Les premiers essais n’ont pas été très concluant en grande partie parce que le modèle économique était basé sur des coûts calqué sur celui de la distribution classique  (un morceau 1$, soit pratiquement le coût d’un CD pour l’album téléchargé) et donc sans réel avantage pour le consommateur.

Les premières expériences

L’initiative d’Apple avec Itune a été le premier signe, néanmoins, que les consommateurs étaient près à se passer du CD. Toute les tentatives techniques de protection contre la copie illégale ayant échoué : la protection DRM de Microsoft vient d’être craquée et est disponible sur le net depuis le 26 juillet, le mesures légales ne freinent pas le téléchargement illégal et la croissance du téléchargement légal est très inférieur au téléchargement en peer to peer (en grande parie à cause des coûts trop élevé et de la non interopérabilité des fichiers téléchargés). Une expérience dans des universités américaines de téléchargement gratuit a échoué car les étudiants ne pouvaient pas utiliser les fichiers sur leurs différents lecteurs. Ils sont massivement revenus au téléchargement illégal malgré cette offre gratuite !

Fort de ce constat il devenait inévitable que les responsables des grandes majors prennent les mesures de l’évolution inéluctable de leur industrie.

Un nouveau modèle

Universel Music tire le premier mais les autres majors vont devoir lui emboité le pas.

Pour ce faire le leader de la production musicale s’appuis sur une start up, SpiralFrog, avec laquelle les autres majors sont d’ailleurs en contact. Les fichiers téléchargés seront protégés par DRM Microsoft, donc facilement contournables, cela ne devait pas être prévu.

Cette expérience commencera en décembre et uniquement pour les Etats-Unis et le Canada (amateurs de IP Platinum et consors, il va falloir récupérer une IP aux US pour en profiter). Il s’agit d’un accord limité à deux ans avec partage des recettes publicitaires avec l’entreprise New Yorkaise. L’utilisateur doit s’enregistrer pour accéder à un nombre illimité de morceaux et vidéo de musique du catalogue d’Universal. Les fichiers téléchargés ne pourront être gravés et ne fonctionneront pas sur Mac, donc pas sur Itune. Gageons que le Zune de Microsoft tirera parti de toute cette collection musicale.

Le téléchargement gratuit existait déjà mais souvent à partir d’un catalogue restreint en streaming uniquement et ne permettait pas le transfert sur des lecteurs mp3 ou limitait le nombre d’utilisation comme Napster qui n’autorisait que 5 lectures du fichier.

Quelles conséquences pour la chaîne de valeur ?

Ce type d’initiative va considérablement impacter cette industrie qui, jusqu’alors, avait tout fait pour l’éviter. Outre les initiatives payantes de téléchargement comme Itune d’Apple ou d’autres distributeurs en ligne comme Amazon c’est toute la distribution musicale qui va se contracter. Que vont devenir les distributeurs spécialisés comme
la FNAC ou Virgin si le consommateur final peut accéder directement, et gratuitement à sa musique préférée ?

Amazon avait entamé une mutation en créant une plateforme de téléchargement pour compenser la baisse des ventes de CD et voici que c’est déjà obsolète. Heureusement pour Amazon la vente d’autres produits non « dématérialisables » compensera. Pour les distributeurs régionaux (par pays) qu’ils soient en ligne ou organisés en magasins, le coup va être rude. On peut imaginer que les cours de bourse d’Apple et de
la FNAC vont baissés.

Autre qu’un média, Internet est bien devenu un canal de distribution qui réduit le nombre d’intermédiaires. Dans le passé l’arrivé de la grande distribution avait considérablement réduit le nombre de détaillants qui représentent maintenant moins de 20% du marché. Comment pourront continuer à fonctionner des distributeurs classiques spécialisés avec 80% de chiffre d’affaires en moins ?

Mais cela touche également d’autres acteurs thématiques comme les chaînes musicales qui vivent de la diffusion de clips avec des revenus publicitaires. Pour le moment il n’est pas encore question d’interview ou de contenus autres que des clips musicaux sur SpiralFrog mais si l’audience se développe, nul doute que ses responsables profitent de cette manne pour lancer un véritable média en ligne… En plusieurs langues ? Chaînes thématiques de tous pays tremblez car ce type d’univers va continuer à se développer en se passant des intermédiaires… 

Quid de la vidéo ?

Fort de cette initiative on pourrait extrapoler un modèle économique identique pour le marché audiovisuel. Même si les coûts de production différents ne permettent pas de transposer directement ce modèle économique sans des tarifs de publicités à la hausse, il convient d’envisager que cela pourrait arriver pour tous les contenus vidéos. Du film aux séries à succès imaginez que les producteurs diffusent directement ou via une plateforme commune leurs programmes. Cette fois-ci c’est aux chaînes généralistes de trembler. J’ai déjà abordé ce sujet mais une fois encore les chaînes qui ne sont pas étroitement imbriquées à la production de contenus sont en danger et il convient d’adapter rapidement la loi française à cette nouvelle donne.

Il ne faut pas oublier les plateformes de VOD comme Gloria ou les offres de FAI qui pourraient être asséchées en contenus par des initiatives des producteurs en direct.

Internet est vraiment devenu un canal d’intermédiation qui réduit le nombre d’acteurs dans la chaîne de valeur, il va falloir s’adapter au BIG CRUNCH…

Les spécialistes du capital risque vont devoir adapter leur politique d’amorçage…

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30 août, 2006 Publié par edgeminded | Stratégie, Uncategorized | | Pas de commentaire

Google lance une offensive massive contre Microsoft avec une suite concurrente

Contrairement aux déclarations de leurs dirigeants respectifs qui début 2006 affirmaient que Microsoft et Google n’étaient pas concurrents (ici), les nouveaux services proposés par Google pour les entreprises s’inscrivent dans une concurrence frontale avec les offres de Microsoft.

La palette de services s’étend du traditionnel traitement de texte (basé sur Writely racheté récemment) le tableur (Google Spreadsheet), un outil d’agenda (Google Calendar) et de messagerie en ligne (Gmail), des services de chat, d’hébergement de pages web et d’adresse email personnalisées (Gmail for your domain).

Pendant la période de démarrage les services de Google seront gratuits. Un modèle de facturation, qui comportera des services sans publicité, est prévu d’ici la fin de l’année en fonction des services consommés.

Il s’agit de plus d’un changement radical de modèle économique pour Google qui tire ses ressources de la publicité. La mise à disposition de services hébergés pour les entreprises amorce une évolution dans sa stratégie.

Avec ce type d’initiative Google envisage de transformer les logiciels d’entreprise en services à la demande. C’est un vieux rêve que beaucoup de SSII ont caressé et que peu d’entre elles ont approché. Certains éditeurs spécialisés comme Sales Force ont bien réussi mais à une échelle plus petite et sur une niche de marché.

Cette fois ci Google ratisse plus large et menace non seulement Microsoft mais également d’autres éditeurs et de nombreuses SSII. Car s’il réussi son pari de devenir un fournisseur de services hébergés à large échelle, il deviendra un interlocuteur de choix pour les directions informatique des entreprises avec une puissance financière capable de racheter les technologies qui lui manque pour devenir incontournable… Cela commence à faire un peu peur !

C’est une réelle menace pour Microsoft qui va pâtir du retard de Vista car finalement avec Windows XP nous avons atteint un niveau de service largement suffisant pour les particulier et souvent trop lourd pour la plupart des utilisations d’entreprises qui se serait contenter d’un client plus léger connecté à une informatique centrale. A force d’augmenter les performance des PC et des logiciels on dépasse parfois les besoins des utilisateurs.

Une offre simples et surtout peu couteuse en coûts directs et surtout en ressources et matériels informatiques a de quoi intéresser beaucoup d’entreprises qui souhaitent réduire leurs coûts de fonctionnement.

L’action Google s’apprécie de 1,1% mais devrait monter avec une annonce comme celle-ci. Reste à savoir quand ce type de services peut devenir une ligne de revenu pour le géant de Mountain View d’autant que les services aux entreprises dégageront certainement une marge plus faible que ceux qui tirent la croissance du moteur aujourd’hui.

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28 août, 2006 Publié par edgeminded | Uncategorized | | Pas de commentaire