Les réflexions d’un dirigeants de TF1 face au téléchargement et à la chronologie des médias
C’est agréable de voir que dans cette entreprise il y a des dirigeants qui ont très bien intégré les évolutions et qui envisagent la mutation avec recul et pertinence.
Je vous propose l’interview de monsieur Yves Goblet réalisée lors du Forum Opérateurs 2006 sur la chronologie des médias, le téléchargement en peer to peer et les offres de VOD proposées par les studios américains juste après la diffusion “on air”
Cliquez sur l’image pour accéder à l’article avec l’interview vidéo.
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Noos Numericable 100% fibre ? Les explications et les détails en vidéo.
retrouver l’intégralité de cet article avec les vidéos de la conférence de presse ici
Certain l’ont peut être oublié un peu vite mais le câblo-opérateur issu des rapprochements successifs pourrait revenir en force sur le marché avec des offres enfin homogènes et compétitives. Un réseau câblé c’est un réseau de fibre optique et les dirigeants de Noos-Numéricable l’ont bien compris.
Introduction par le patron du groupe Ypso : Patrick Drahy
Deux actionnaires Cinven et Altice, entreprise de droit Luxembourgeoise fondée par Patrick Drahy. Détail des étapes et des grandes dates qui ont conduit à la constitution de cet acteur national.
La stratégie est limpide et j’avais émis cette hypothèse dans cet article (ici).
Et bien Noos l’a fait sans rien dire à personne en mettant à jour son réseau à raison de 10000 foyers par jour.
Dans les fait cela signifie que le groupe arrive avec de la fibre jusqu’à l’immeuble (FTTB) et dessert le résidentiel avec du coaxial. Cette technologie permet d’offrir un débit très largement supérieur à l’ADSL puisque l’offre proposée aujourd’hui est déjà de 100 Mb/s en voie descendante et de 50 Mb/s en voie montante. D’après les responsables du groupe cela pourrait encore être largement augmenté dans les prochains mois. In fine, c’est le modem qui limite les capacités et l’opérateur se tourne vers Cisco. Comme en informatique avec le loi de Moore, il est probable qu’à coût égal il y ait continuité d’augmentation des performance des boitiers. La question est de savoir sir les utilisateurs seront prêt à les renouveler et tous les combiens car dans l’offre Noos, c’est l’abonné qui finance le modem pas l’opérateur comme chez les FAI.
Un service universel.
Voici une proposition qui pourrait permettre de réduire la fracture numérique car pour 4 euros par mois vous pouvez disposer d’un accès Internet à 256 Kb/s, de 48 chaînes de TV (incluant les chaînes TNT) et d’une ligne téléphonique en mode réception (pour émettre il faut payer les communications). C’est, à mon avis, une offre intéressante pour démocratiser Internet dans les foyers les plus modestes.
Les différentes offres commerciales
L’offre est encore, à mon avis, un peu complexe avec des niveaux de tarification à géométrie variable (accès Internet, chaînes TV, téléphonie fixe France métropolitaine…). Face aux offres actuelles à 29,90 € les tarifs sont plus élevés mais il faut comparer point par point ce qui ne rend pas toujours la chose facile. Essayons de s’y retrouver.
Si j’habite une grande ville et que je suis abonné à l’ADSL avec une « box », que je suis à moins de 2km du DSLAM, j’ai accès à la TV sur ADSL, à de l’internet de 4 à 20 Mb/s . Si je ne suis pas intéressé par souscrire un bouquet de chaîne en plus et que la vitesse de ma connexion me suffit, les offres FAI sont plus intéressantes. Si je suis en dehors des 2 km du DSLAM, ma connexion tombe à moins de 2Mb/s, je n’ai plus accès à l’offre TV et je paye quand même 29.90 €/ mois. Si je peux avoir accès à une offre Noos-Numericable, cela mérite que j’étudie le dossier car pour 29,90 je peux avoir du 100Mb/s. Sans la TV ni le téléphone fixe. Il faut donc comparer réellement au cas par cas en fonction de ses propres besoins et de sa localisation. C’est pourquoi je trouve dommage que l’opérateur de câbles n’est pas proposé une offre directement concurrente des FAI avec pour 29,90 de l’accès, de la TV et du téléphone fixe illimité.
Les marques
Nous sommes aujourd’hui face à un acteur national et si les marques sont encore assez nombreuses bien qu’il y ait déjà eu des simplifications, il y aura certainement dans les prochaines années la naissance d’une marque commune multi services. Un lifting unificateur des logos illustre bien la tendance.
Travail effectué depuis le début des réseaux câblés, l’historique vu par le patron du groupe et le déploiement de la fibre jusqu’au immeubles : la vidéo.
Intérêt de la troisième licence et les fonctionnalités du décodeur (wifi, SIP etc..).
La question de YouVox sur l’intérêt pour la 4ème licence : 3G ou pas ? Avantage compétitif d’être déjà dans les immeubles ?
La réponse de Patrick Drahy en vidéo sur ici
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BitTorrent lance un service vidéo en ligne en partenariat avec les majors
Il y avait déjà des accords provisoires entre les studios de production et l’un des pionniers du peer o peer mais cette fois-ci c’est une opération à grande échelle qui se met en place.
Le partenariat vise à proposer un nouveau service en ligne dès février 2007. Celui-ci sera basé sur la diffusion en peer to peer afin de contourner les problèmes de bandes passantes que rencontre par exemple YouTube et qui grève le budget d’exploitation. La boutique en ligne offrira des films, des séries TV, des émissions de divertissements et de la musiques issus des 7 fournisseurs de contenus impliqué dont 20th Century Fox, Paramount, et MTV. Plus de 10000 titres seront immédiatement disponibles sont des films comme Mission Impossible 3, des séries comme Prison Break.
Cette décision a été prise après analyse des résultats d’un test commencé il y a six mois avec quelques Majors. Ces contenus seront disponibles en même temps que la vente sur DVD. Si c’est déjà une évolution notable par rapport à la France où il y a encore 6 semaines de décalage entre la VOD et la sortie des DVD, cela me semble encore inadapté à la demande des consommateurs qui utilisent largement le P2P illégale pour se procurer les dernièrs épisodes de leurs séries préférées. Ce sera d’autant moins bien adapté en France où les fenêtres de diffusion des séries sont en décalage de plusieurs mois. Il semble que le point d’achoppement soit bien la chronologie de médias. Ca évolue lentement mais on arrivera un jour à une simultanéité entre la sortie « salle » ou la première diffusion « on air » et l’accès sur Internet.
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Présentation de YouVox sur le Billaut Show.
Jean Michel Billaut m’a interviewé en vidéo ici :
http://billaut.typepad.com/jm/2006/11/connaissezvous__10.html
Ericsson prévoit que regarder la télé sur des téléphones cellulaires deviendra un phénomène de masse dès 2008.
D’après l’équipementier de télécommunication environ un tiers des propriétaires d’un téléphone cellulaire sur la planète regarderont des émissions de télé régulièrement sur leur combiné d’ici deux ans. Cela devrait permettre de favoriser le développement de nouveaux modèles économiques pour les fournisseurs et diffuseurs de contenus.
La vrai question c’est de savoir quels seront les acteurs les mieux placés pour tirer profit de ce nouveau marché. Des initiatives comme celle de Orb pourraient sérieusement brouiller les cartes.
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Google Vidéo attaqué par un producteur français
Flach Film, a assigné Google pour contrefaçon et parasitisme devant le tribunal de commerce de Paris à la suite de la diffusion du film “Le monde selon Bush” par le moteur de recherche américain.
Jean-François Lepetit, président de la société française explique que Google Video France a donné accès au film de William Karel “dans son intégralité et gratuitement” alors que le documentaire est exploité commercialement à la demande par les Editions Montparnasse.
D’après Flach film, “l’œuvre y est accessible par simple clic sous forme de streaming ou par téléchargement”. Après avoir reçu l’assignation Google a coupé les liens avec le film mais le producteur a décidé de poursuivre la procédure et sollicite la condamnation du groupe américain à la réparation des préjudices.
Le film a été téléchargé environ 50.000 fois et le producteur estime le préjudice à 500 000€.
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Les nouvelles technologies, une chance pour les médias historiques ?
C’est la conclusion rapide d’une étude présentée à la presse par le bureau d’analyse CA Cheuvreux.
Cette société d’analyses financières réputée indique que les évolutions technologiques sont plus une opportunité qu’une menace pour les médias existants qui possèdent des marques et des contenus.
“Les opérateurs historiques, ceux qui ont des marques et des contenus, vont bénéficier des évolutions technologiques plutôt que d’en pâtir”, a indiqué Arnaud Frérault, l’analyste média de CA Cheuvreux lors d’une présentation.
Ainsi “le téléchargement d’émissions (podcast), qui était vu comme une grosse menace pour les radios, s’est révélé une formidable opportunité. D’un média de direct-live, la radio est devenue, en plus, un média de différé, de catalogue”, note-t-il.
“La télévision mobile ne cannibalise pas l’audience, elle vient se greffer sur l’audience déjà existante, elle rajoute de l’audience. (…) L’ADSL fournit des abonnés supplémentaires à la télévision à péage”, ajoute-t-il.
D’après Arnaud Frérault, “les groupes historiques sont relativement protégés pour l’accès aux contenus, même par rapport aux cash flows énormes des groupes de télécommunications”.
Il a notamment cité en exemple Deutsche Telekom avec son offre football sur ADSL. L’opérateur allemand avait remporté fin 2005 les droits Internet de la ligue allemande de football - le câblo-opérateur United Media reprenant les droits télévisés à Première - mais, selon lui, n’a réussi en début de saison qu’à séduire un nombre dérisoire d’abonnés (37) à son offre ADSL, faute de savoir-faire en la matière.
Le « Time shifting » ne tuera pas la TV
Le cabinet estime que “la vidéo à la demande ne tuera pas la télévision payante car les abonnés restent surtout motivés par les événements sportifs”. “La télévision commerciale restera un événement, l’équivalent de la place du village auparavant, et ne sera pas concurrencée par une télévision sur mesure, à la demande”, prédit-il.
La multiplication des chaînes aura, certes, un impact sur la part d’audience d’une chaîne comme TF1 qui ne captera plus que 25% de l’audience d’ici trois à 4 ans et non plus 32% mais TF1 “conservera la moitié du marché de la publicité”, car elle seule sera à même de toucher une audience de masse.
Pour la presse écrite généraliste, le constat de l’analyste est clair : “on s’oriente vers un modèle 100% gratuit financé par la publicité”. La presse spécialisée devrait conserver le modèle payant.
Mon analyse sur la presse papier
Compte tenu du sérieux de CA Chevreux, il est toujours difficile de contester un tant soit peu ce type d’analyse. Pourtant je ne partage pas son optimisme sur tous les médias existants.
On peut remarquer d’ailleurs que l’analyse sur la presse impose un modèle gratuit. Je ne suis pas sûr que ce soit possible pour tous les supports papier car la taille du gâteau publicitaire étant limité, si ces médias doivent s’orienter vers le gratuit, leur modèle même est menacé car ils ne sauront pas produire leurs supports sans la vente au numéro. C’est vrai pour les journaux mais surtout pour les magazines et seuls les plus forts survivront. Je ne vois donc pas matière ici à dire que les nouvelles technologies sont une chance pour les éditeurs de presse.
Mon analyse sur la télévision.
Je rejoins tout à fait Arnaud Frérault sur l’importance et la force des marques. C’est certainement l’élément le plus important pour les médias traditionnels. Je le rejoins également sur la baisse d’audience des chaînes actuelle par l’émiettement entre les différents médias (chaînes TNT et sites Internet de contenus). Je suis moins d’accord avec lui lorsqu’il indique que malgré cette baisse les grandes chaînes conserveront leurs revenus publicitaires. Ceci pour plusieurs raisons. Premièrement la part dédiée à Internet est en progression à deux chiffres depuis 5 ans. Si cette progression est importante, en valeur absolue les chiffres sont encore faibles et donc peu impactant aujourd’hui sur les réseaux de télé. Cette situation va changer car déjà aux Etats-Unis les couts publicitaires sur Internet sont en augmentation. Comme les budgets ne sont pas extensibles à l’infini, il y aura des arbitrages. Le problème pour les chaîne va être de savoir conserver des contenus de qualité, donc souvent chers à produire, pour garder de l’audience avec des revenus en baisse. Les médias actuels sont parfaitement structurés pour répondre à la demande d’aujourd’hui. Lorsqu’il va falloir se restructurer pour s’adapter ce sera peut être plus difficile.
Autre point les événements sportifs. Le direct est évidemment un élément clé de la survie des grandes chaînes et elles sont mieux placées pour « adresser » une large audience en rapport avec les coûts de retransmissions demandés par les acteurs du monde du sport. Si actuellement les audiences Internet sont largement insuffisantes pour concurrencer celle de la télévision, il faut se projeter dans 5 ou 10 ans pour essayer de comprendre comment nous consommerons et quelle seront les possibilités offertes par les ayants droits du sport. A titre d’exemple j’ai modélisé ce que pourrait être la retransmission de la Formule 1 à travers une plateforme multi supports directement via Internet et tous les terminaux mobile. Un accord pourrait être trouvé directement avec la SLEC et des acteurs de diffusion sur Internet (Vpod.tv, Orb etc..). Il n’est pas sûr qu’à l’avenir ce ne soit pas plus intéressant pour les détenteurs de droits sportifs de prendre en charge directement la diffusion de leurs contenus sans passer par des chaînes « broadcast ». Ces chaînes ne sont pas n’on plus sans ressources vis-à-vis de ce type d’approche, mais il faut qu’elles modifient leur position dans la chaîne de valeur ajoutée. Devenir un prestataire de services pour les ayants droits en mettant en œuvre une intégration fine des technologies afin d’éviter que ces ayants droits aient envie de le faire eux même.
Donc en conclusion tout n’est pas rose, surtout pour la presse papier, mais il y a de l’espoir pur les entreprises qui sauront évoluer dans cette nouvelle chaîne de valeur.
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C’est la première fois depuis deux ans que les revenus de la publicité et des petites annonces décroissent.
La baisse de revenu est assez faible car cela représente 1,5% mais cela pourrait bien, d’après ne nombreux spécialistes, augurer d’un déclin plus profond. Pendant la même période les revenus en ligne de ces journaux ont cru de 23%.
Vu sous cet angle on pourrait être tenté de penser qu’il s’agit d’un glissement du papier vers le net. Le souci c’est qu’en valeur absolue, les revenus sont sans commune mesure. Les revenus du net représentent un montant de 638 millions de dollars en regard des 55 milliards de revenus réalisés par plus de 2000 journaux nord américains et canadiens (source NAA). Il n’y a donc pas compensation. C’est un peu la même chose pour l’industrie de la musique et de la vidéo. Les nouvelles formes de distribution sur Internet nécessitent de revoir totalement le processus de captation, de création et de distribution de contenus.
L’étude fournie par la NAA, indique que les sites de journaux progressent en audience. Les secteurs qui tirent les revenus sont les petites annonces immobilières et de recrutement avec respectivement 1,35 et 1,1 milliards de dollars de revenus. Les autres annonces ont baissées de 0,5 %.
On voit donc que l’immobilier et l’emploi sont stratégiques pour les journaux hors sur ces secteurs la pression des pures players est la plus forte. On ne compte plus les initiatives d’acteurs Internet qui mixent petites annonces et géo localisation, et autres services complémentaires rendus possible par l’interaction du net. Sur les services les journaux sont en retard car cela nécessite une maitrise technologique qui n’est pas dans les gènes d’une activité éditoriale. Les accords récents entre des journaux et Yahoo démontrent l’intérêt de part et d’autre de marier le net et le papier. La vraie question est de savoir qui en tirera les plus gros profits et si la baisse de revenus du papier permettra toujours, à l’avenir, de continuer d’imprimer. De même, la plupart des contenus éditoriaux sont produits par des rédactions mixtes amorties largement par les revenus du papier. Quand sera-t-il lorsque que les coût de production devront être plus largement intégrés dans la partie online ?
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La fusion des divisions magazines et Interactive du groupe français des média commence à provoquer des changements de têtes.
En Angleterre le patron d’Hachette UK vient d’annoncer al nomination de Dave Killeen comme parton de la division online. Il aura en charge les activités Internet des titres Elle, Red, Psychologies, Sugar, Real Homes et All About Soap.
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C’est un nouveau sommet qu’a atteint le moteur de recherche avec une clôture le 21 novembre à plus de 509 dollars.
Cela pourrait valider les thèses de certains analystes financiers qui voient Google à 1000 dollars. Pour ma part je rejoins d’autres analystes qui estiment que même si Google a une croissance de plus de 30% par an, même si cette croissance pourrait encore augmenter, les ratios financiers sont totalement déconnectés de la réalité du marché économique. Sans être dans une bulle 2.0 comme certains l’ont avancé, je pense que Google est largement surévalué. J’avais d’ailleurs estimé sa valeur en mars 2006 autour des 250$. A suivre…
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