Free renforce son offre audiovisuelle avec TF1 et M6 et leurs contenus VOD, détails et analyse

C’est un joli coup pour Free qui va renforcer son offre de chaînes en étant le seul FAI à proposer dans son bouquet gratuit les chaînes TF1 et M6 qui avaient jusqu’ici refusées d’être diffusées par les fournisseurs d’accès. Free avait partiellement contourné ce blocage en installant un décodeur TNT dans sa dernière Freebox V5 ce qui permettait malgré tout à ses abonnés d’y accéder.
Mais c’est également dans son offre payante à la demande que Free va marquer sa différence avec Freebox TV qui proposera M6 Vidéo, la chaîne à la demande éditée par le Groupe M6 et les contenus de TF1 Vision.
Une offre renforcée avec M6
Free va pouvoir diffuser cette nouvelle chaîne de télévision à la carte. Concrètement les abonnés Free pourront voir et revoir sur leur télévision des contenus diffusée sur M6 comme des séries à succès tels que Desesperate Housewives 1 2, Commander in Chief, ainsi que des émissions comme Capital, Turbo ou encore E=M6 qui seront accessibles gratuitement.
M6 Vidéo permet à Free de renforcer son offre de programmes à la demande disponible sur la Freebox. Grâce à cet accord Free confirme son avance en étant la seule plateforme sur ADSL à proposer à ses abonnés cette offre de vidéo à la demande.
TF1 Vision sur Freebox TV
Il semble que les relations entre Free et TF1 soient au beau fixe depuis quelques semaines. Cela ce traduit par une arrivée en force des chaînes du Groupe sur Freebox TV.
A partir du 5 Janvier 2007, TF1, Tfou et Odyssée seront accessibles à l’ensemble des abonnés éligibles au service audiovisuel de Free quelle que soit leur version de Freebox.
L’offre de VOD s’élargie également avec TF1 Vision, la chaîne de TV à la demande du Groupe TF1 qui permettra aux abonnés de voir et revoir les programmes déjà diffusés quand ils le souhaitent.
Avec plusieurs centaines de programmes exclusifs disponibles dès le lancement, c’est l’accès à un catalogue important de TF1 Vision qui devient accessible aux abonnés Freebox : films, fictions, séries, spectacles, programmes jeunesses et découvertes.
Les abonnés auront également la possibilité de visionner à la carte, une fois l’émission diffusée les plus grands succès d’audience de la chaîne directement sur leur télé. Cette offre de télévision à la demande renforce l’offre de Free dans ce que l’on appelle le « time shifting » ou regarder ses programme en dehors du sacro saint rendez vous des chaînes broadcast.
Une évolution significative de la position des diffuseurs
C’est un pas important qui est franchi de la part des chaînes de télévisions dans leurs relations avec les FAI car si Free est le premier à en bénéficier il est probable que les offres de TF1 et de M6 se retrouvent prochainement chez autres FAI. Les deux chaînes de TV n’ont en effet aucun intérêt à laisser une exclusivité à Free. C’est également un élément supplémentaire dans la prise de conscience des médias « traditionnels » face à la diffusion de contenus sur Internet que ce soit du Téléchargement légal ou illégal.
Souhaitons que les ayants droits français prennent bien en compte tous ces moyens de diffusion qui en devenant légaux contribueront à faire baisser le Téléchargement illégal et à rétribuer les œuvre audiovisuelles. Pour reprendre les paroles de Michael Boukobza lors des journées des Opérateurs 2006 « les ayants droits en refusant la diffusion des contenus audiovisuels sur Internet sont complices du Téléchargement illégal ». Des propos provocateurs mais globalement assez réalistes si l’on accepte, et c’est mon avis, que l’on ne peut pas protéger les contenus avec de DRM inviolables. Même Bill Gates l’a reconnu récemment dans une interview avec Michael Arrington de Techcrunch US.
Les chaînes de télévision traditionnelles n’ont de toute manière pas le choix car l’arrivée des sites en ligne des producteurs américains fragilise leur position. Si, pour le moment les grands studios n’ont aucun intérêt économique à se priver des revenus générés par les chaînes, leurs offres de VOD en direct avec une chronologie des médias modifiée bouleverse le modèle économique des chaînes. Il faut bien intégrer que si on a souvent plusieurs dizaines de mois entre la diffusion aux Etats-Unis et en France c’est uniquement une question de coût des droits de diffusion.
Devant le peer to peer qui propose bien souvent les séries américaines quelques heures à peine après la diffusion sur leurs réseaux de télévision, les studios ont réagis. Ils proposent sur leurs sites de VOD les séries en temps réel avec la diffusion TV souvent financé par la publicité.
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Web 3 le show de Dave Sifry, fondateur de Technorati
Pas de grandes nouveautés mais un one man show amusant que je vous laisse découvrir.
La vidéo de David :
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Interventions de Cedric Maloux d’AllPeers, de Tarik Krim de Netvibes et de Bernard Liautaud de Business Object et d’une jeune pousse qui développe un logiciel de recherche dans la vidéo. Le tout modéré par Rodrigo.

Bernard Liautaud



Les conseils de Bernard Liautaud sont à prendre en compte peut être plus attentivement que les autres intervenants qui sont encore des start up alors que Business Object est devenu un acteur majeur de la business intelligence. Sa perception de la vente est particulièrement intéressante et doit nous faire réfléchir lorsque nous cherchons en permanence à proposer des produits ou services aboutis. En résumé il nous indique que les premières ressources à embaucher sont les commerciaux. IL vaut mieux avoir un produit moyen et un bon marketing et des bons vendeurs qu’un super produit que personne ne connaît et ne vend correctement.
Il est fondamental d’être aux Etats-Unis avant tout autre marché spécialement dans les technologies car le marché est aux US qui adoptent plus rapidement des produits innovants.
A méditer donc.
La vidéo de ces interventions :
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Des contenus vidéo téléchargés sur les sites de Sony devraient être visionnables sur les consoles portatives PlayStation Portables. En proposant des films provenant de ses studios, Sony Pictures Entertainment constituerait la plus grande menace pour iTunes. Apple distribuant seulement les films produits par Disney. Il semblerait que Sony soit également en négociation avec d’autres studios pour élargir son catalogue. La technologie développée par Sony permettrait de télécharger du contenu directement sur une console PSP, sans passer par un ordinateur personnel. Ce serait donc également une rude concurrence pour le média center ITV qu’Apple compte lancer en 2007. Article en relation :
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Un groupement de grands médias américains pourrait annoncer le lancement d’un concurrent de YouTube
L’union fait la force et devant la puissance de YouTube conforté par Google, aucun des groupes de médias ne pouvait faire faire face seul. Même, semble-t-il News Corp avec MySpace.
Cette « association » un peu contre nature regrouperait NBC, News Corp, Viacom et probablement CBS.
Le concept est de proposer un site d’hébergement vidéo financé par la publicité qui serve de relai aux différents contenus de ces médias. Un peu à l’instar de ce qu’à fait CBS avec YouTube et qui a bien fonctionné.
Le site encouragera également les internautes à mettre en ligne des contenus auto générés. Le projet n’est pas gagné car réunir autour d’un site aussi stratégique des acteurs concurrents tant dans la diffusion que la production de contenus. Les enjeux ne sont également pas les mêmes pour tous les acteurs : News Corp dispose déjà de MySpace, CBS a un accord avec YouTube… L’enjeu est pourtant de taille car il est peu probable qu’aucun d’entre eux ne puisse seul concurrencer YouTube. Cela pourrait faire le bonheur de DailyMotion, Metacafe et autre Bebo… qui pourraient être rachetés par ce groupement. Ce serait même la seule possibilité si ces médias veulent pérenniser leur opération d’investir en commun massivement dans un acteur déjà existant (l’arrêt du projet n’en serait que plus difficile). De plus cela éviterait d’avoir à redévelopper une technologie éprouvée.
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Comcast et Endemol pourrait lancer une émission de divertissement sur le net
Il semblerait que le géant du câble américain et la société de production européenne soit en négociation pour concevoir des contenus de divertissement qui serait diffusés exclusivement sur le site Ziddio. Ce concurrent, modeste, de YouTube est la propriété de Comcast. Les internautes sont sollicités pour soumettre des idées dans un épisode pilot d’un budget de 50 000 $. Si le projet est un succès, cela pourrait déboucher sur une série complète d’émissions.
Quand on vous dit que les diffuseurs traditionnels sont menacés…
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Web 3 le dossier de la rédaction de YouVox
Un résumé de ces deux jours de conférence qui ont réuni 1000 blogueurs et professionnels de l’Internet. Un réel succès dans l’organisation de ce colloque même si quelques invités de dernières minutes ont un peu perturbé le planning des sessions aux sujets particulièrement intéressants.
L’intervention de Shimon Peres a particulièrement bien été accueillie, celles de François Beyrou et de Nicolas Sarkozy un peu moins surtout pour les étrangers qui n’ont pas bien compris l’irruption de candidats à la présidentielle française dans un colloque international. Nobody is perfect. Dans l’ensemble tout c’est bien passé et les rencontre entre professionnels dans les coulisses ont également contribuées à ce succès.
Nous vous proposons donc une série d’articles et de vidéos sur cet événement.
Web 3 intervention d’Alexis Helcmanocki de la société Ipsos
La télévision en P2P fait son buzz au web3
Les jeunes et la télévision délinéarisée
Neuf Cegetel pas intéressé par la 4ème licence mobile, décryptage.
Jacques Veyrat, PDG du groupe, a déclaré au Journal des Télécoms “La quatrième licence UMTS, telle qu’elle est proposée aujourd’hui, ne présente pas une opportunité intéressante pour un quatrième entrant”.
Il s’agit d’un message finalement pas très différent de celui de Free qui se déclare, lui, intéressé par la 4ème licence mais pas non plus dans les conditions actuelles. Nous avons d’ailleurs expliqué pourquoi nous n’y croyions pas ici).
Seul Noos, s’est déclaré intéressé, son PDG, Patrick Drahi l’a confirmé pour Youvox (ici), par la licence 3G aux conditions proposée par le gouvernement.
Rappelons néanmoins comme l’ont souligné différents acteurs de télécom qu’il y a deux candidats pour cette 4ème licence alors qu’il y en avait 160 pour des licences Wimax. Je vous laisse comparer les niveaux d’intérêt respectif dans ces technologies.
Analyse de la position de Neuf Cegetel sur la quatrième licence
Cette position renforce notre analyse (ici) où nous expliquions que le retrait possible du capital de NBC par Vivendi pourrait permettre de récupérer 3 milliards d’euros et de racheter les 44% de SFR à Vodaphone pour le fusionner ensuite avec Neuf Cegetel. Dans cette hypothèse, le besoin d’une licence 3G est donc nul puisque SFR en dispose d’une et d’un réseau opérationnel. Comme en plus d’après nos sources il semble que le groupe Dreyfus soit plutôt dans une position vendeuse vis-à-vis de Neuf Cegetel on imagine bien que les actionnaires actuels ne sont pas dans une logique, et la possibilité, d’endetter encore plus le FAI. Cette annonce est donc ce que l’on appelle un non événement.
La position de Neuf dans la fibre.
Les déclarations de Jacques Veyrat sur ce sujet portent plus d’enseignement. Le PDG de Neuf Cegetel indique que la fibre est un sujet pour 2009. Voila qui rompt avec la position de Free mais également celles des autres acteurs dans la fibre : Erenis et Noos. Neuf Cegetel va néanmoins lancer un programme de développement sur Paris rendu nécessaire par la position des autres FAI. Il semble que la position déterministe de Free mette tout le monde face à des graves hésitations sur ce sujet. Il faut souligner que Free à un free cash flow très favorable et a les moyens de sa politique pour continuer d’innover alors que ses concurrents tant Orange que Neuf Cegetel sont, sur le P&L FAI beaucoup moins rentable. Pour Orange les revenus générés par le mobile permettent largement de continuer à se battre sur ce terrain tout en engageant des investissements dans la production de contenus ce que je ne trouve pas tellement pertinent. Pour Neuf Cegetel la situation est plus délicate car le groupe est beaucoup moins rentable que Free et une fusion avec SFR lui permettrait de récupérer un joli trésor de guerre et de proposer du Quadruple play voire de déployer du Wimax en parallèle.
Le trublion pourrait venir de Bouygues Telecom, qui je le rappelle serait en vente pour environ 9 milliards d’euros. Je ne suis pas persuadé qu’il y ait beaucoup de prétendants mais une alliance intelligente avec un FAI pourrait changer le paysage de la convergence en France. A suivre donc…
Un avis sur la question ? Commenter ou proposez un article sur ce sujet.
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Yahoo et eMusic commercialisent des contenus musicaux de Nora Johns sans DRM
Nora Jones
Le vers est dans le fruit. Entre les ardant défenseurs des DRM inviolables enfermant les clients dans des usages limités à leurs terminaux et les pragmatiques conscients que rien n’est inviolable, les seconds ouvrent le feu.
Nora Jones est sous contrat avec EMI, ce qui signifie que la Major est en phase avec cette stratégie. Nul ne doute que Warner suivra car cette entreprise est celle qui adapte le plus vite son modèle à la donne du Téléchargement payant ou du peer to peer illégal mais c’est moins sûr pour les autres. Les clients et les artistes jugeront.
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B Sky B et Google main dans la main ? Quels impacts pour les autres acteurs.
Le diffuseur satellite anglais, filiale de News Corp, vient d’annoncer des négociations avec Google pour implémenter les solutions du moteur de Mountain view dans un portail de services. B Sky B avait déjà annoncé son intention de se développer dans les services Internet et le rachat d’AOL UK semble aller dans ce sens.
La complémentarité avec un diffuseur satellite semblait peu évidente. Le nouveau site de B Sky B devrait développer des fonctionnalités d’hébergement de contenus générés par les utilisateurs, de recherches, d’édition vidéo et de gestion de publicités. En théorie ce site serait concurrent de YouTube et c’est bien le paradoxe de cet accord.
B Sky B compte également développer des services de click to call semblables à ceux de Skype. Il semble que le modèle économique d’Accoona qui c’est spécialisé dans la génération de leads commerciaux fasse des envieux (voir l’interview du responsable Europe d’Accoona).
En fait il semblerait que ce soit la stratégie de Google de développer ce type de partenariat avec des acteurs médias et que B Sky B ne soit que le premier d’une longue liste. Murdoch a simplement voulu être le premier afin de prendre de l’avance quitte à s’associer avec un concurrent (et client sur MySpace) sur d’autres domaines d’activités.
Nous verrons peut être bientôt sur WAT de TF1 des services motorisés par Google. Si ces services ont l’avantage d’être rapidement déplorables ils permettent à Google de mettre le pied dans la place. Lorsque l’on sait que le géant de Mountain view vide la position de palce de marché publicitaire voire de méta régie, cela peut faire réfléchir les responsables de régies pub des grands médias. Ce que peut faire News Corp du fait de sa taille et de sa puissance n’est pas forcément à la portée d’autres médias. Plus que jamais la taille critique devient un facteur prépondérant dans cette industrie.
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