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Whisher, un concurrent pour Fon.

Whisher est  une start up qui vient d’être lancée également en Espagne sur le modèle de Fon. Comme sa compatriote, Whisher est basée sur le partage de ressources Wi Fi  entre les abonnés du réseau international. Fon est créditée de plus 50 000 spots Wi Fi dans le monde.

Le concept de Fon est de s’appuyer sur un routeur Wi Fi propriétaire qui permet à tous les Foneros d’accéder à Internet à proximité de tous ces routeurs. L’originalité de Whisher est d’obtenir le même service uniquement en téléchargeant un logiciel.

C’est vraisemblablement un moyen plus porteur pour accroitre rapidement la taille du parc car la plupart des abonnés possèdent déjà une fonctionnalité Wi Fi avec leur boitier ou modem ADSL  d’accès à Internet.

Ce n’est pas un hasard si Whisher est également espagnole, car d’après le fondateur de cette nouvelle entreprise, Ferran Moreno, il aurait participé à  la création de Fon avant d’être exclu par l’actuel CEO, Martin Varsavsky. Ce que ce dernier dément. Peu importe, ce qu’il faut retenir c’est qu’un réseau « Fon like » uniquement basé sur du logiciel devrait avoir un beau succès car beaucoup plus simple à déployer.

Reste à savoir si les FAI  qui proposent ce type de fonctionnalités à travers un service propre, comme Free, ou en partenariat avec Fon, comme Neuf Cegetel, vont laisser ce type de service s’installer chez leurs abonnés.

Si un représentant de ces FAI souhaite proposer une note nous fournissant leur position sur ce sujet, nous la publierons en l’état.

31 janvier, 2007 Posté par edgeminded | Actualité | | Pas encore de commentaires

News Corp continu ses acquisitions et ses partenariats… dans le désordre.

Le groupe de médias dirigé par Rupert Murdoch et dont la valeur boursière est proche des 73 milliards de dollars, est en négociation pour racheter deux entreprises Internet ROO et Strategic Data Corp.

ROO est une start up spécialisée dans la vidéo et Strategic Data Corp dans l’optimisation de campagnes publicitaires en ligne.

Le rachat de Strategic Data Corp pourrait être une bonne opération pour aider le groupe à mieux valoriser l’audience de MySpace qui a un CPM notoirement très bas.

Le plus surprenant c’est qu’il semble que ces acquisitions se négocient sans concertation entre News Corp et sa filiale Fox Interactive qui possède les actifs Internet du groupe.

Le montant de l’opération sur ROO serait d’environ 12 millions de dollars pour 5% du capital avec une option pour 5% de plus ultérieurement.

ROO dont la valeur boursière a décru d’un tiers ces 6 dernier mois est cotée un peu plus de 80 millions de dollars. L’entreprise fournie déjà sa technologie à de nombreuses entités du groupe pour ses sites Internet notamment pour FoxNews.com et les journaux en Angleterre et en Australie. D’après la déclaration de Jeremy Philips, un vice président exécutif de News Corp, cette acquisition devrait permettre aux journaux du groupe de mieux se repositionner sur Internet.

Il semble donc que cet investissement concerne plus les sites Internet des journaux que les activités purement interactives. Techcrunch rapporte d’ailleurs que les cadres de Fox Interactive ont découvert, dans le Wall Street Journal,  que leur maison mère était en train de racheter ROO et qu’ils considèrent cette acquisition comme une erreur. Il faut préciser que la division Internet du géant des médias était, en même, temps en négociation pour racheter BrightCove, un concurrent de ROO.

Cela pourrait bouiller un peu la stratégie de Rupert Murdoch dans les nouveaux médias car, si le rachat de MySpace a été une bonne opération, si le groupe se lance dans des acquisitions sans synergie avec sa division spécialisée, cela ne va pas durer bien longtemps.

Cela pourrait entrainer une restructuration de Fox Interactive et à des départs. Certains sous la pression de l’actionnaire, d’autres par refus d’être laissés à l’écart de décisions stratégiques.

Ce n’est jamais bon pour les investisseurs, ce type d’opération, car cela signifie souvent une période de passage à vide mauvais pour le suivi des objectifs.

Dans le même temps, le groupe annonce la finalisation d’un accord stratégique avec Verisign pour le contrôle de Jamba dont News Corp avait annoncé le rachat de 51% en septembre pour 188 millions de dollars (ici).

Fox Television, une autre division de News Corp vient d’annoncer, de son coté, un accord avec ClipSyndicate un service de syndication de contenus qui permettra aux contenus de Fox Television d’être repris sur les milliers de site affiliés à ClipSyndicate. Ron Stitt, Vice Président de Fox Televion présente cette opération comme un nouveau levier de croissance d’audience pour les contenus générés par son groupe. Il est clair que pour cette entreprise de média, le futur est dans l’Internet.

ClipSyndicate permet aux diffuseurs et aux fournisseurs de contenus vidéo de générer de nouvelles sources de revenus en diffusant à travers son réseau d’affiliés qui reprennent de manière verticale et segmentée de nombreux flux d’informations.

Fox Television a visiblement parfaitement compris la puissance de ce type de syndication de contenus et l’intérêt de ce nouveau marché de longue traine.

Ces annonces n’ont visiblement pas d’action sur le cours qui en pré-ouverture à Wall Street était stable à 23,91

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30 janvier, 2007 Posté par edgeminded | Actualité | | Pas encore de commentaires

La chronologie des médias en voie de disparition ? Apple tire sur l’ambulance

Apple envisage de distribuer, via sa plateforme de VOD, des films 3 mois après la sortie en salle sans tenir compte des règles de la chronologie des médias (salles, DVD, VOD, chaînes premium etc…). Si cela se produit, ce que nous prédisons depuis plus de deux ans, ce sera un véritable séisme, mais au combien prévisible, qui va déferler sur cette industrie.

En effet, au delà des problèmes de revenus pour les producteurs de films, c’est également un souci pour toute la chaîne de valeur des distributeurs aux chaînes de télévisions payantes et gratuites.

Démonstration

Que ce soit sur Canal +, TF1 ou M6, les séries étrangères, essentiellement US, sont préposées bien après la diffusion dans le pays d’origine. C’est ainsi que nous sommes souvent en retard d’une ou plusieurs saisons par rapport aux Etats-Unis mais également du Canada. Ce n’est pas anodin car les tarifs d’achat de droits de diffusion dépendent en partie de ce décalage. C’est également pour les chaînes le moyen de minimiser les risques en prenant les séries à succès qui fond de l’audience dans le pays d’origine.

Cela concours largement au téléchargement illégal car ces séries sont souvent disponibles en VF en avance de plusieurs mois par rapport à la diffusion télé ou la vente des DVD. Lors du Forum des Opérateurs 2006 (articles ici et ici) Michael Boukobza (DG de Free) avait d’ailleurs dit que les ayants droits se rendaient complices du téléchargement  illégal en ne proposant pas de solution légale à
la VOD.

Pour l’instant comme le peer to peer, en pourcentage de la consommation, reste assez faible, cela perturbe mais n’a pas encore mis à mal tout le système. Steve Jobs qui se projette plus avant, avait déjà annoncé qu’il envisageait de proposer des services plus en rapport avec la nouvelle économie numérique et les habitudes des consommateurs en terme de contenus dématérialisées.

Un risque pour la production française ?

La disponibilité des contenus audiovisuels, films et séries américaines 3 mois après la sortie aux Etats-Unis va également avoir un impact sur la production française. Cela fait de nombreux mois que les rédacteurs de YouVox Tech mettent en garde contre les risques de marginalisation des œuvres francophones liés au financement et surtout à l’amortissement sur un marché international.

En effet si l’on trouve facilement et à faible coûts des contenus internationaux sur Itune, quelle sera la place et les tarifs des œuvres françaises, peu internationalisées et donc non amortissables sur un marché mondial. Si produire un épisode d’une série française coute peut être moins cher qu’un épisode de Lost ou de 24h le rapport n’est pas de 1 à 10.

Ore, les séries US sont commercialisées dans de nombreux pays et les revenus générés sont considérables. Aujourd’hui le quota d’œuvres et la chronologie des médias protégeaient la production hexagonale. Qu’en sera-t-il dans un marché ouvert avec des serveurs installés au Luxembourg qui pourront distribuer leurs contenus en faisant fi des règles françaises ?

Une prédiction qui se réalise

Il y a un an, j’avais parié une caisse de Château Chasse Spleen avec un dirigeant d’une grande chaîne de télé française que la chronologie des médias disparaitrait avant cinq soit en 2011. Nous avions, à sa demande, repoussé à 10 ans soit en 2016. C’est d’ailleurs ce qui m’avait inspiré pour écrire cette nouvelle de fiction (Imaginons nous en 2016). Il semble que mon pari soit bientôt gagné ou en passe de l’être bien avant les délais impartis.

Il ne faut pas nécessairement s’en réjouir

Si cette nouvelle peut ravir les consommateurs il convient d’être prudent sur la suite de ce type d’initiative car si nous avons toujours soutenu que l’industrie des contenus musicaux et audiovisuels devait faire sa révolution il convient d’apprécier les impacts de ces bouleversements.

Il faut surtout laisser un peu de temps à ces acteurs des contenus de muter en douceur. Malheureusement les tergiversations de ces industries à vouloir protéger un modèle dépassé et les mesures politiques inadaptées (loi DADVSI, taxe COSIP…) n’ont pas motivé cette profession à évoluer la confortant derrière un discours protectionniste stupide et inefficace.

Maintenant le temps est compté. C’est un peu comme le réchauffement climatique. Au début on n’y croit pas puis on commence à y croire mais on ne fait rien. Si nous attendons trop, la nature nous imposera son rythme et là nous ne seront plus maître de notre destin.

Les industries des contenus sont prises dans une sorte d’emballement technologique associé à la mondialisation qui rend caduque les modèles actuels. S’ils ne prennent pas en main leur destin en accélérant la mutation afin de d’adapter à leur écosystème, ils disparaitront.

L’industrie américaine réagit

Les Majors américaines l’ont bien compris en combattant d’un coté le téléchargement illégal mais surtout en investissant massivement sur Internet.

Tous les médias sont concernés. La presse américaine est également en crise (ici) et se recentre sur Internet, Lagardère Media vient d’annoncer un plan bien tardif mais au combien révélateur des perspectives de cette industrie (ici). Les producteur d’Hollywood investissent les sites Internet avec l’objectifs de créer des marques de distribution en ligne à l’échelle mondiale. Que font les producteurs français et nos grands médias ? La loi française ne vous protégera pas. Il faut faire évoluer votre modèle.

Il y a maintenant urgence car si Apple respecte encore un délai de 3 mois entre la diffusion en salle aux Etats Unis ou en télévision cette barrière sera également levée dans un futur proche. Les Majors américaines, dans la production de séries, commencent déjà à diffuser en temps réel sur Internet et sur leurs réseaux hertziens afin de contrer les réseaux peer to peer qui mettent à disposition des épisodes moins d’une heure après la diffusion « on air » (ici et ici). Cela permet à des habitants de la côte ouest des US de regarder leurs séries cultes avant la diffusion télé (3 heures de décalage avec la côte est). Steve Jobs l’a bien compris il faut que cette industrie s’adapte aux technologies car il n’est pas possible de protéger convenablement le circuit de distribution actuelle. Les DRM sont régulièrement piratées et les consortiums HD DVD et Blu-Ray ont tous les deux reconnu récemment que leurs algorithmes de protection avaient été contournés par des pirates (ici et ici). Bill Gates lui-même l’a reconnu il y a quelques semaines.

Steve Jobs en tant que premier actionnaire individuel de Disney pèse de tout son poids auprès de ce groupe de médias pour accélérer la mutation. Cette porte ouverte à certains contenus ne permettra pas aux autres entreprises de rester à l’écart et tous devront suivre. Je vous invite à lire ou à relire cette nouvelle de fiction « Imaginons nous en 2016 » afin de mieux percevoir quel pourrait être notre futur proche et la révolution en cours.

L’industrie des contenus a connu un âge d’or avec une monétisation considérable de ses produits et la starisation d’artistes rendue possible par un contrôle absolu et monopolistique de toute la chaîne de valeur. Cette période est révolue et les artistes vont émerger en plus grands nombres, promus par les réseaux sociaux mais les revenus individuels seront moins importants. Les coûts de production mais également les profits générés seront également moins importants et toute l’industrie devra s’habituer à un modèle plus économe. Les labels indépendants l’ont compris avant les majors en se regroupant dans Merlin (ici)

Nous allons donc suivre avec un vif intérêt le projet Joost initié par les créateurs de Kazaa et de Skype car il semble naturellement que ces précurseurs du peer to peer aient une vision claire de la mutation en cours et que Joost soit parfaitement en phase avec celle-ci.

Nous sommes donc dans une période transitoire où les acteurs existants vont devoir cohabiter avec de nouveaux entrants et avec beaucoup d’expériences nouvelles pour trouver de nouveaux modèles. Il y a déjà des expériences qui semblent réussir comme celle de CBS avec YouTube (ici) et d’autres qui échouent comme SpiralFrog qui a fermé et ôte une belle épine du pied à Universal Music*.

Il est urgent que nos politiques et l’industrie française des contenus se réunissent afin de préparer le futur avec un regard pragmatique et non partisan. I

Qu’en pensez-vous ?

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* Pour mémoire, SpiralFrog avait réussi à négocier l’accès au catalogue d’Universal financé par la publicité sur son site.
La Major devait visiblement souhaiter revenir sur son accord et l’arrêt de SpiralFrog doit la soulager d’un gros poids.

27 janvier, 2007 Posté par edgeminded | Actualité | | 2 commentaires

Retrouver un morceau de musique en fredonnant, c’est possible avec Midomi.com

Midomi est un nouveau réseau social autour de la musique basé sur la technologie de la société Melodis. Cette star up californienne existe depuis deux ans a développé un moteur de recherche qui permet de reconnaître un morceau de musique à partir de la reconnaissance sonore. Cela permet à quelqu’un qui ne connaît pas un morceau ou un artiste de l’identifier en fredonnant l’air de la chanson.

Les fondateurs de Melodis ont pris le pari que pour faire connaître leur technologie le meilleur moyen serait de développer leur propre site de services. Nul doute que si celui-ci connaît un fort développement les sites de téléchargements, Itune en tête soient prêt à licencier cette technologie.

27 janvier, 2007 Posté par edgeminded | Actualité | | Pas encore de commentaires

eBay maintient Google à distance

Si la compétition entre Microsoft et Google attire souvent notre attention, il ne faut pas oublier que le moteur de recherche de Mountain View est entré en 2005 sur le marché d’eBay avec Google Base et en 2006 avec Google Check Out. L’un concurrent de l’activité originelle d’eBay, l’autre de PayPal. Cela n’a pas empêché les revenus d’eBay de croître de presque 30% à 1,7 milliards de dollars sur le 4ème trimestre 2006, soit 500 millions de plus que les attentes des analystes financiers. La bonne surprise vient également de PayPal qui a traité pour près de 11 milliards de dollars de transaction ce qui a généré un revenu de plus de 400 millions de dollars.Comme quoi eBay n’est pas dans une situation nécessitant de se rapprocher d’autres acteurs comme Yahoo, ce qui avait plusieurs fois été émis par des analystes.Articles en relation :eBay serait en vente ?Des fusions entre les GYM et eBay

26 janvier, 2007 Posté par edgeminded | Uncategorized | | Pas encore de commentaires

La SACD conteste la position de Free sur la taxe COSIP.

 Retour à l'accueil

Dans un communiqué de presse le syndicat indique avoir pris connaissance « avec stupéfaction » de la réaction de Free.
La SACD apparente le communiqué de presse à de la désinformation.  Les organisations professionnelles du cinéma et de l’audiovisuel tiennent à rappeler que la modernisation du compte de soutien a pour objet d’adapter le financement de la création et de la production audiovisuelle et cinématographique à l’évolution du paysage audiovisuel français et aux bouleversements technologiques.
Ils soulignent notamment que les FAI ont obtenu une réduction de TVA à 5,5% sur la distribution de services audiovisuels. A suivre la réponse vraisemblable de Free …Articles en relation :Free dénonce un nouvel impôt, en préparation, sur InternetMusique : des labels indépendants se regroupent. Une brèche pour les Majors ?

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26 janvier, 2007 Posté par edgeminded | Actualité | | Pas encore de commentaires

AOL propose un moteur de recherche dédié aux enfants

Le portail a toujours été précurseur dans le contrôle parental lorsqu’il avait une activité de fournisseur d’accès. Maintenant que cette activité a été revendue, la filiale de Time Warner propose un moteur de recherche réservé aux enfants.

Bien pratique pour éviter que nos têtes blondes ne tombent sur des contenus pour adultes en utilisant Google, Yahoo ou Live Search.

Pour ce faire AOL s’est associé à Intellext un spécialiste de la recherche contextuelle.

Ce moteur sera accessible sur le site du portail dédié aux enfants de moins de 12 ans AOL@SCHOOL qui a été lancé en 2001.

26 janvier, 2007 Posté par edgeminded | Actualité | | Pas encore de commentaires

Le Los Angeles Times met le cap sur Internet

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Après des licenciements massifs dans la presse quotidienne américaine, les grands quotidiens n’ont plus le choix de la mutation à marche forcée vers une nouvelle économie très incertaine. Le
LA Times n’échappe pas à la règle et vient d’annoncer un grand plan visant à mettre le site Internet du journal au centre du système d’information. En clair les informations 24/24 seront mises en priorité sur le site avant le journal. Il y aura une fusion totale des équipes rédactionnelles des deux supports. Le journal papier devient, de fait, une extension du service en ligne. Voila qui devrait donner des idées à nos quotidiens français ? Depuis le temps que l’on tente d’expliquer que le journal  est un périphérique de sortie aux contenus comme l’est l’imprimante au PC. C’est la seule manière de parvenir à proposer des contenus et services et à pourvoir concurrencer les sites d’agrégations et d’annonces en ligne.

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26 janvier, 2007 Posté par edgeminded | Actualité | | Pas encore de commentaires

Lagardère restructure ses magazines, prélude à une tendance de fond pour le secteur ?

Arnault Lagardère vient d’annoncer un recentrage des activités médias vers les médias électroniques. Il s’agirait en l’espèce plutôt d’un changement de direction car si le groupe a été un précurseur avec Club Internet, il n’a pas tiré beaucoup de profits de cette situation.

L’arrivée de Didier Quillot, venant d’Orange, semble accélérer cette mutation et au-delà des discours, une vrai prise de conscience du retard et des efforts à faire. Le groupe à annoncé il y a quelques semaines le rachat de Newsweb (Sports.fr, Sport4fun.com, Football.fr, trois sites sportifs, Autonews.fr, un site automobile et Boursier.com, un site financier) et de Sportfive, spécialisée dans la gestion des droits marketing et télévisés de sport, ce qui devrait nous donner une belle position dans le monde du sport.

Parallèlement la division presse annonce des restructurations, des fermetures de magazines et des suppressions d’emplois.

L’objectif est de fusionner totalement les deux divisions, presse et active, afin de répondre aux enjeux de l’Internet.

Cela va se traduire par la création de portefeuilles de contenus multi supports et d’une fusion des régies Interdeco et Lagardère Active. L’analyse du groupe, menée par Didier Quillot et ses nouvelles équipes, met en évidence un besoin de rationalisation des activités et une meilleure rentabilité.

Le groupe devrait donc se séparer des ses agences photos et de son pôle presse quotidienne régionale (Nice Matin et Provence). Le cap sur le numérique est clairement affiché avec la volonté de réaliser 5 à 10% des revenus dans l’Internet.

Entre 5 et 10 c’est une fourchette large !

Cela va s’accompagner d’une réduction d’effectifs de 7 à 10% en fonction des pays. En France le pôle représente environ 3500 personnes. Pas plus de détails pour le moment.

S’agit-il d’un cas isolé ou d’un malaise plus profond de la presse magazine papier ?

Bien que numéro un mondial en nombre de titres, avec environs 260 titres, le groupe, en France, a laissé se constituer dans les années 90 Prisma Presse. C’est d’autant plus paradoxal que la filiale de Gruner & jahr alors dirigée par Axel Ganz est partie de zéro.

Il y a eu à l’évidence un manque de créativité dont ont profité ses concurrents comme Emap.

Si à l’international le groupe a maintenu de bonnes positions c’est plutôt par la déclinaison de marques comme Elle que Hachette Presse s’est développé.

Il n’y a donc pas que des problèmes liés au transfert d’audience vers Internet mais bel et bien une absence de stratégie de croissance active de l’équipe dirigeante avant l’arrivée de Didier Quillot.

Etat du marché magazine français

La France est le pays où il y a le plus de magazines par habitant. Cela représente plus de 2 milliards d’exemplaires annuellement et environ 100 magazines achetés par an et par personne. Le secteur a connu une croissance continue jusqu’à 2005 mais la généralisation d’Internet, avec plus d’un foyer sur deux équipé d’un micro-ordinateur, marque le début d’une possible décroissance.

La création de nouveaux titres a été particulièrement importante à la fin des années 90 avec plus de 400 titres nouveaux en 5 ans. Le nombre de titres étant d’environ 2500 aujourd’hui pour 30 000 points de ventes. La part de marché publicitaire des magazines est d’environ 15% à comparer à la télévision de 38%, la radio 9% et Internet 2%. Le reste se répartissant entre la presse quotidienne, les gratuits, la presse professionnelle et le cinéma.

Les risques à l’horizon pour la presse

La presse est néanmoins confrontée à deux facteurs concomitants : la fragmentation des audiences, avec le développement des chaînes thématiques et des contenus sur Internet d’une part, et la concentration des annonceurs due à la mondialisation d’autre part.

Cela fragilise naturellement la presse magazine dont beaucoup de spécialistes s’accordent à dire que les investissements publicitaires sont surpondérés par rapport à Internet. La multiplication des supports et des contenus sur Internet modifient la part de marché de la presse magazine. En 1995 les magazines, en France, représentaient 22,5% du marché publicitaire ce n’était plus que 18,8% en 2005. A comparer à une part de marché de 11,4 % aux Etats-Unis. Même si il n’y a pas nécessairement corrélation entre les deux pays il convent de surveiller attentivement tous signaux faibles qui pourraient sous entendre une tendance à la baisse en France.

L’évolution des modèles économiques

A ces facteurs prévisibles s’ajoutent, depuis peu, l’émergence des blogs et des contenus générés par les utilisateurs. Si ces espaces d’expression ne sont pas monétisés et ne concurrencent, pas encore, les magazines sur ce terrain, ils participent à l’émiettement de l’audience et donc à terme cela agira sur les revenus.

La plupart des groupes de presse ont donc tenté de migrer une partie de leurs contenus sur Internet. Sur ce terrain les magazines français sont très en retard. Le souci c’est que l’équation économique n’est pas la même avec des revenus qui sont très inférieurs à ceux du papier il est impossible de calquer l’organisation d’un magazine et de le transposer sur Internet.

C’est la principale difficulté à laquelle sont confrontés les éditeurs de presse face aux nouveaux entrants qui adoptent dès le départ une structure low cost. Partir avec une marque existante n’est donc pas toujours un atout dans ce secteur.

L’émergence de médias participatifs, dont YouVox est une illustration, dans le secteur des magazines va accroître encore la fragilité des titres « pure paper ». C’est certainement dans cet esprit que Lagardère à racheté Newsweb pour fédérer sous une marque commune des contenus issus de plusieurs titres papier afin de créer sur Internet des Univers par centres d’intérêts et/ou par tranches d’âges.

Le vrai pari va être de réussir à adopter une structure de coûts en relation avec les revenus générés par internet aujourd’hui. Il n’est pas sûr que des équipes habituées aux salaires et aux avantages des médias traditionnels soient naturellement d’accord pour adopter les modes de rémunération en vigueur sur Internet. Ce ne peut être qu’une mutation sur une période assez longue mais est-ce que le marché laissera le temps à Lagardère de s’adapter alors qu’il aurait fallu le faire dès les années 2000 ?

Et vous qu’en pensez vous ?

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25 janvier, 2007 Posté par edgeminded | Actualité | | Pas encore de commentaires

La Fox demande les coordonnées d’un internaute à YouTube, combat d’arrière garde ?

La filiale de News Corp  productrice de nombreuses séries à succès vient d’entamer une procédure juridique envers YouTube afin d’obtenir les informations relative au compte d’un Internaute qui a mis en ligne des épisodes récents des série 24 H et les Simpsons.

Le système judiciaire américain dispose d’un mécanisme spécial qui devrait permettre à
la Major d’obtenir gain de cause. Il lui suffit de démontrer que la mise en ligne de ces épisodes nuit à son activité et qu’elle n’a pas pu avoir les coordonnées par ses propres moyens.

La difficulté viendra du fait que les épisodes incriminés ont été effacés du site de partage ainsi que le compte au pseudonyme « ECOtotal ».

YouTube a déjà été confronté à ce problème avec
la Paramount qui avait détecté une copie du film Twin Towers.

Il s’agit d’un phénomène très difficile à contrer et il est vraisemblable que malgré la vigilance des Majors et le développement de DRM, ce soit une tendance inéluctable.

L’économie de cette industrie devra s’adapter comme celle de la musique à l’invasion de l’Internet dans son modèle économique. Les revenus ne seront certainement plus amortissables avec une chronologie des médias parfaitement contrôlée mais sur une durée de temps très courte et sur toute la planete.

Cela a évidemment un impact considérable sur la production car il faudra penser le modèle sur de plus larges bassins géographique avec de la diffusion simultanée. Il est d’ailleurs curieux que ce soit les Majors US qui soient les plus virulentes sur ce sujet alors que ce sont les mieux placées pour affronter la concurrence. Il sera très difficile aux productions locales (françaises par exemple) de concevoir des contenus à vocation internationale. Hors sans chronologie des médias l’amortissement sera plus dur surtout si l’audience des grandes chaînes s’émiette avec la montée en puissance des chaînes thématiques et de l’Internet.

Fox Atomic, l’autre filiale de New Corp a déjà pris le virage en positionnant cette marque sur l’accès aux contenus audiovisuels sur Internet.

Certains producteurs comme Clickstar ont déjà annoncé la sortie simultanée de films en salles et sur Internet.

Comme l’économie de la musique qui devra s’appuyer des événements comme les concerts, l’économie de l’image devra compter sur le temps réel à l’échelle de la planète.

Que dire de la taxe COSIP visant à imposer les FAI pour stimuler la production française et pour laquelle Free vient de publier un communiqué de presse. Il semble que nos dirigeant n’aient pas pris la mesure de l’Internet e qu’ils soient par contre très sensibles aux lobbys de l’industrie des contenus.

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25 janvier, 2007 Posté par edgeminded | Actualité | | Pas encore de commentaires