Billaut devant la caméra
Jean Michel m’a interviewé ce matin sur YouVox et je lui ai rendu la pareil.
Quelques minutes de vidéo pour un Billaut toujours en forme et optimiste sur le cas « France » face aux nouvelles technologies et aux enjeux de la compétition internationale..
la vidéo ici
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La position de TDF pour un réseau terrestre
Michel Combes, PDG du transporteur, fait une intervention très maitrisée qui souligne sa bonne connaissance du dossier. Il contredit l’Arcep en indiquant que les fréquences ne sont si limitée que cela. Que la numérisation permet de faire passer beaucoup plus de canaux par fréquence et que le passage à
la TNT va libérer les fréquences de l’analogique.
Un bref couplé sur le Wimax dans lequel TDF est impliqué dans certaines régions françaises en expliquant que les ruptures technologiques sont fréquentes dans son métier et que le rapport Théry avait déjà précisé qu’il faudrait passer par la fibre. Ce n’est donc pas une vraie surprise. Michel Combes en profite pour prêcher pour sa paroisse en soulignant les coûts des fréquences en France, plus de 100 millions d’euros pour France Telecom pour le droit d’émettre, alors que dans certains pays c’est gratuit. Pour l’avenir, le dirigeant de TDF précise qu’il ne faut pas l’état soit dans une trop grande régulation car cela ajouterait à l’incertitude économique une incertitude légale sui ne pourrait que retarder les investissements vitaux pour la compétitivité de la France.
La position d’Orange avec l’intervention de Jean Noël Tronc
La stratégie de l’opérateur historique est de rechercher des partenaires qui peuvent apporter des briques de contenus permettant d’offrir le maximum de services aux consommateurs. Le groupe a déjà passé des accords avec LCI pour des JT flash sur mobile ou i télé.
Les réserves d’Alcatel
Olivier Coste d’Alcatel met le doigt sur un point essentiel qui souvent oublié lorsque l’on parle de nouveaux services c’est l’eco-système de
la TV mobile. Si les consommateurs se déclare friands de ce type de service, le financement n’est pas encore assuré. Quel sera le modèle économique ? Qui va payer les coûts de développement des contenus, ou de l’adaptation aux terminaux de petites tailles ? Sans compter les coûts de diffusion et d’acquisition des clients. Olivier Coste cite
la Corée du Sud qui propose déjà ce type de services sur mobile et si c’est un vrai succès technologique, il n’en est rien sur le plan commercial.
Conclusion de l’opérateur et de l’industriel : la télévision mobile sur DVD-H devrait être opérationnelle en 2007 pour le lancement de la coupe du monde de rugby. L’offre satellitaire devrait être opérationnelle pour les JO de Pékin même si la technologie est déjà prête.
L’intervention d’Eutelsat illustre bien la difficulté des législations nationales.
Le PDG de l’opérateur satellite, Giuliano Berretta, explique que la convergence des services entre les contenus et les télécommunications amène se fait dans un marché sans confrontation mais plutôt dans l’agrégation d’audience. Le groupe dispose de ressources satellitaires pour l’audiovisuel qui pourraient servir également aux télécommunications et à
la TV sur mobile et la radio satellite à l’instars de XM et Sirius aux Etats-Unis. Ce schéma démontre la difficulté de régulation entre l’Arcep et le CSA, ce qui ne s’simplifie pas les attributions de fréquences. En ce qui concerne le wimax, il est vu par Eutelsat comme un moyen de relayer les signaux au sol. Une expérimentation est d’ailleurs en cours avec TFD sur ce sujet.
C’est au tour de Daniel Caclin, PDG d’Erenis de se prêter, de mon point de vue, à un exercice difficile.
C’est un vieux débat que j’entretien avec Jean Michel Billaut au sujet du très haut débit. Si il est pour moi inévitable que nous viendrons à la fibre et à des débits supérieurs à 100 Mb/s, l’équation économique doit être remplie pour que le déploiement d’infrastructure se fasse correctement. A ce titre je n’ai jamais cru à la viabilité d’entreprises comme Citefibre et Erenis. La première a été racheté par Free à un prix, semble-t-il inférieur aux sommes injectées et la seconde ne me convainc pas dans la compétition que se livrent les opérateurs. La valeur ajoutée n’est pas suffisante pour résister aux gros acteurs du marché.
Daniel Caclin oriente son discours sur les avantages de la fibre en terme de qualité de service à un coût compétitif sur Paris.
Il est rapidement interrompu par Philippe Bailly, qui souligne que l’augmentation des débits va entrainer une augmentation du téléchargement illégal sur un ton un peu de reproche. Je suis d’ailleurs un peu étonné du discours de ce dirigeant qui conseille de grandes entreprises de médias car ce type d’intervention cautionne indirectement l’idée que l’on pourrait changer le court de l’évolution. Les technologies sont là et vociférer contre n’y changera rien. Le PDG D’Erenis a d’ailleurs la bonne réponse en indiquant qu’un opérateur d’autoroute ne peut être tenu pour responsable de la marchandise d’un camion de contrebande. Parallèlement il croit fermement à l’évolution des contenus autoproduits ; au besoin de bande passante permettant de diffuser dela HD. La question qui vient ensuite est la limitation en termes de déploiement dans les zones peu peuplées.
Quelques chiffres sur la fibre
D’après Erenis les coûts de raccordement seraient de 700 € en FTTB (Fiber to the Builiding) c’est-à-dire en fibre jusqu’à l’immeuble puis en VDSL via le réseau de cuivre. C’est le choix qu’a fait Deutsche Telecom en Allemagne. Pour le FTTH (Fiber To The Home) de la fibre jusqu’à l’abonné, il faut compter 1500 €. Cela donne un retour sur investissement entre 2,5 et 4 ans ce qui semble raisonnable dans ce type d’industrie
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Intervention de Denis Rapone du CSA qui remplace Dominique Baudis
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Comme avec l’Arcep, on a eu droit à un discours « politique » qui essai de faire plaisir à tout le monde en s’auto congratulant largement.
Quelques extraits :
Il faut parler plutôt de complémentarité du paysage audiovisuel que de confrontation, il est nécessaire d’adapter la loi de septembre 1986 sur l’audiovisuel, les technologies modifient le paysage français, etc…
Heureusement le CSA veille (sic)
C’est le type de discours qui me hérisse car avoir des institutions « expertes » dans des domaines et qui ne prépare pas l’industrie et l’éco-système sous leur responsabilité…..
Cela fait plus de dix ans que l’on imagine assez bien les possibilités en termes de compression et de diffusion de contenus en ligne.
A moins que cette manière de se comporter soit simplement un message disant laissons le marché se débrouiller mais je n’y crois guère.
La conclusion est sur le même modèle : il faut conserver les fréquences de diffusion sous contrôle afin que l’audiovisuel soit régulé en fonction des règles françaises du respect de droits de l’homme ! Dites messieurs les sages que ferez vous si dans dix ans les technologies de diffusion par satellites permettent de couvrir une gamme de services interactifs sans frontières à des coûts proches de ceux de l’ADSL aujourd’hui ?
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L’intervention de Renaud Donnedieu de Vabre, le ministre de la culture est sur le même modèle que le CSA.
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Un discours préparé par les rédacteurs « consensuels » du ministère et un contenu sans réel intérêt.
Le ministre se félicite de l’extension au niveau européen de « l’exception culturelle » en s’affirmant comme le « défenseur des droits acquis » ça commence bien pour la modernité. C’est dans ce cadre que le compte de soutient à l’audiovisuel sera étendu aux FAI (en discussion). Le ministre brosse la tableau d’une TV du futur où les consommateurs auraient le droit à une offre élargie en terme de nombre de chaîne gratuite, tout cela en numérique et avec
la TV mobile personnelle. Rien sur le rôle de
la TV publique, de l’évolution nécessaire de la chronologie des médias qui ne résistera pas au peer to peer, à l’impossibilité de protéger les contenus par des DRM inviolables etc.. Bref on est encore chez Winnie l’ourson.
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Entre programmes disponibles à la demande et contenus amateurs en diffusion virale, quelle place pour les chaînes thématiques

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Entre programmes disponibles à la demande et contenus amateurs en diffusion virale, quelle place pour les chaînes thématiques à l’heure du Web 2.0, des écrans multiples et de la consommation délinéarisée?
Cette seconde table ronde pose une question très intéressante de la segmentation des contenus en package. Que ce soit en télévision ou sur Internet la segmentation est toujours un problème de curseur.
Le cas Eurosport
C’est le propre fils du PDG de TF1, Laurent Eric Le Lay qui intervient et reste très pragmatique. Sur le sport la diffusion directe reste la norme et la menace de l’internet est faible. Par contre les coûts de captation des programmes rsiquent d’augmenter avec la compétition des acteurs télécom ainsi qu’avec
la HD qui entraîne des surcout sur toute la chaîne de diffusion.
Rodrigo Sepulveda, fondateur bien connu, de Vpop.tv souligne que la mesure d’audience sur Internet n’est pas encore normalisée et que cela rend difficile la commercialisation d’espaces publicitaires. En effet pour faire simple, certains comptent en fonction du nombre de vidéos vues, par nécessairement entièrement, d’autres sur le nombre de seconde, dès la première etc… pas simple pour les annonceurs de s’y retrouver.
Le fondateur de NPA intervient de nouveau sur le sujet en stigmatisant les internautes qui mettent en ligne des séries US comme Lost sur Youtube sans se préoccuper des droits d’auteurs.
Personne ne souhaite polémiquer sur ce sujet car il n’y a pas de solution et malheureusement il faudrait qu’à l’instar des Majors US qui ont intégré ce phénomène que nos dirigeants français fassent le deuil de leur modèle économique.
Je passe sur l’intervention sans intérêt de Camille Pascal, Directeur Général Adjoint,France Télévisions qui part dans une envolé lirique plus en phase avec un cours de philosophie qu’avec la réalité de cette industrie. Même d’autres personnes du groupe sont un peu atterrées.
La position de M6
Avec l’intervention de Christopher Baldelli, qui indique que le budget temps n’est pas extensible (le fameux temps de cerveaux de Patrick Le Lay). C’est une manière élégante de préciser que si les uns ne sont pas concurrents de autres ce qu’Internet prend en temps journalier se fait au détriment d’autres médias.
La possibilité offerte de proposer aux consommateurs des programmes de stock étant le territoire de la télévision. Pour ma part je pense que cela accroît la concurrence avec les producteurs qui pourraient se sentir légitimés à diffuser directement leurs programmes en se passant d’intermédiaires et des coûts s’y afférents. C’est curieux car c’est une discussion que j’ai souvent avec des gens de TV et ils semblent ne pas prendre la menace au sérieux. Baldelli souligne l’importance de la diffusion multi supports mais ce n’est pas si simple de négocier des droits.
Sur le sujet des chaînes thématique, le représentant de M6 pense qu’il faut ouvrir les chaînes aux contenus auto générés par les consommateurs et leurs permettre de trouver une légitimité. Le modèle économique reste néanmoins à trouver
Je ne peux qu’être d’accord avec cela puisque c’est la raison pour laquelle nous avons lancé YouVox
Christopher Baldelli insiste sur la mutation rapide du secteur et la nécessité de suivre plusieurs stratégies à la fois, ce qui me parait plutôt sage. Il croit que la télévision sur le mobile sera plus une concurrence pour les magazine que pour la télé fixe qui est regardé pls de 3h par jour en France en moyenne. Il cite l’exemple des salles d’attentes où l’on pourrait suivre un programme TV…
Marc Tessier de Netgem est plutôt sollicité pour son expérience en tant qu’ancien PDG de France Télévision. Il souligne que les risque ne sont pas les même entre des chaînes à thématiques fortes comme le sport, ou sur des segments plus étroits. Les possibilités offertes par le net permettent de réfléchir à des chaînes à la demande avec des contenus générés par les utilisateurs. Le côté « élitiste » de la télé peut lui donner de bons atouts pour capter ces contenus.
Pour ma part c’est une question à laquelle je ne sais pas répondre avec autant d’assurance car il suffit de voir les nouvelles générations pour se convaincre du déplacement des consommateurs de la télé vers Internet.
Suit l’intervention de Eric Brion , Directeur Général, Equidia
Intéressante intervention qui démontre que la connaissance de ses consommateurs est un plus indéniable dans les nouvelles formes de télévision. Eric Brion nous parle de cible précisent et parfaitement connues pour lesquelles il réalise des contenus en phase. Il croit au développement de la télévision sur mobile pour étendre le temps de diffusion et permettre l’interactivité avec les consommateurs.
C’est au tour de Yannick Bolloré de Direct 8 de préciser sa position.
Le fils du raider breton, souligne que les contenus pour le mobile vont devoir être reformater tant par la taille que par l’adaptation des contenus à un petit écran. La durée de programmes devra être adaptée en fonction de ces impératifs.
Mihai Crasneanu, Président Directeur Général, Glowria aborde le sujet e
la VOD.
Pour Mihai, il y a les anciens et les modernes. Il voit le monde de l’audiovisuel de demain à travers des réseaux ouverts, une offre de centaine de chaine dans laquelle la notion même de chaîne va disparaitre au profit de segments et de thèmes, du direct etc. Inutile de préciser que cela déclenche des remous auprès de responsables de chaînes qui soulignent l’importance du métier d’éditeur. Cette fois je suis partiellement d’accord avec eux sur l’importance de la marque pour « labéliser » un contenus auprès de clients (oui je sais dans l’audiovisuel on dit spectateur, mais pour moi ce sont des clients). Mihai nous vente ensuite le phénomène de long traine, de Chris Anderson ( the long tail), adapté aux contenus audiovisuels. Cela donne une nouvelle vie à des fonds de catalogues et un rôle de recommandation des contenus aux consommateur. Au fait Mihai c’est cela le métier d’éditeur.
Je ne suis peut être pas tout à fait partial mais je n’ai jamais cru au modèle de Glowria sur le long terme. Il s’agit d’un rôle d’intermédiaire dans une chaîne de valeur qui est en pleine désintermédiation. Il sera trop difficile pour un petit acteur, même partiellement européen, de concurrencer les chaînes puissante et les distributeurs en ligne.
Après ces présentations, un débat s’engage.
Laurent Eric Le Lay souligne un point déjà identifié qui concerne les modèles de financement de tous ces nouveaux services. A l’instar de son père il fait remarquer que trop d’encadrement législatif risquerait de nuire au développement de nouvelles offres pour les consommateurs. Cette fois je pense qu’il se trompe car c’est probablement ces protections qui permettront à TF1 et à ses chaînes thématiques de freiner les nouveaux entrants. Imaginez la suppression de la chronologie des médias et l’autorisation aux studios US de diffuser directement leurs séries en live… Il ne restera plus grand-chose à mettre sur les antennes, d’autant que les producteurs, Endemol en tête réfléchissent à la diffusion en direct sur le net. Sans séries, sans divertissement il ne manquerait plus que le sport édite lui-même de la webTV…. Au fait certains y pensent sérieusement.
Néanmoins monsieur Le Lay souligne un point très important sur la capacité pour les grosse chaîne de faire connaître les contenus qui pourront ensuite être commercialisés sur Internet. C’est un sujet qui mérite débat car si il est indéniable que le succès d’une série est partiellement du à la mise en situation que lui procure la chaîne, je pense que ce modèle va évoluer avec les habitudes de consommation des générations Nitendo (né en 90) et Internet (né en 2000). Pour les premiers (les autres sont encore trop jeunes pour utiliser le net), le marketing virale est devenu une forme de référence. Dans ce contexte une série pourrait devenir culte en se passant de la télévision. Imaginez lorsque la génération née en 2000 aura 15 ans. Le rapport à la communication sera totalement différent.
Marc Tessier est également intervenu pour rappeler que les droits VOD ne sont pas simples à négocier surtout si ils n’ont pas été prévu à l’origine. Il souhaiterait également un modèle qui permette l’accès à la bande passante de FAI afin de proposer des offres de contenus en dehors des services « propriétaires » des fournisseurs d’accès. J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer largement sur ce sujet et je pense qu’à terme les contenus Internet renvoyés sur tous les écrans de la maison le permettront.
Christopher Baldelli a soutenu fermement la chronologie des médias en estimant que réduire les fenêtres entrainerait des conséquences fâcheuses pour les chaînes. Il a utilisé le terme se tirer une balle dans le pied. On touche ici toute la problématique de ces évolutions techniques. Le problème c’est que l’on peut peut être le freiner mais pas le stopper. Les contenus ne sont pas protégeable et la multi diffusion rend encore plus facile la captation et la mise en ligne en peer to peer. J’aid éjà eu l’occasion d’écrire dans de nombreux articles qu’aux Etats-Unis les séries phares sont disponibles une heure après la diffusion TV soit deux heures avant le créneau horaire de la côte ouest avec les trois heures de décalage horaire. Les producteurs n’ont pas eu le choix que de proposer les séries en accès payant avant la diffusion TV pour combler ce vide. Il faut inventer de nouveaux moyens de rentabiliser la production plutôt que se barricader derrière une position qui deviendra vite intenable.
Reste le problème de la co-production. De nombreuses chaînes financent partiellement des contenus afin d’acquérir des droits prioritaires de diffusion. Il semble logique que si les plateformes de téléchargement souhaitent pouvoir offrir des contenus en VOD en même temps que les chaînes, elles financent également la production.
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Audiovisuel de demain, discours d’Emmanuel Hamelin, Député de Lyon, Président du Club Parlementaire sur l’avenir de l’Audiovisuel
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Qu’en dire si ce n’est répéter que j’ai l’impression que ces gens là vivent sur une autre planète où les consommateurs sont virtuels.
Après le couplet sur l’indispensable adaptation du droit sur l’audiovisuel en fonction des NTIC et le fait que cela soit complexe on droit à un moment de poésie.
Vous connaissez cette démonstration ? Tout ce qui est rare est cher. Un bon cheval à bon marché est rare. Donc un bon cheval à bon marché est cher.
Nous avons eu le droit à la même : l’adaptation de l’audiovisuel doit intégrer 3 enjeux : démocratique, culturel et industriel. Jusqu’ici on est d’accord même s’il pourrait y en avoir plus notamment en terme de qualité de service, de concurrence etc, mais bon.
La suite se gâte. Pour Emmanuel Hamelin la démocratie passe par l’extension de
la TNT (c’est plutôt restrictif comme démocratie), le culturel passe par
la TVHD et
la TV sur mobile (sic) et l’industriel par des règles de protection permettant de conforter les producteurs. En prélevant une taxe de plus (la taxe COSIP) histoire de défavoriser un peu plus les entrepreneurs français.
Bref comment faire du vent avec des mots qui portent mais concrètement j’attends toujours de savoir comment notre pays va pouvoir sauvegarder son exception culturelle si nous sommes submergé par des contenus anglophones délivrés par Internet. Que l’on ne viennent pas me parler de DRM, de test des adresses IP etc.. Tout cela ne fonctionne pas. On marche vraiment sur la tête.
Imaginons notre administration à l’époque de l’invention de la voiture. Quelles usines à gaz aurait elle inventé pour protéger les éleveurs de chevaux, les relais de poste et les maréchaux ferrants en taxer lourdement les industriels de l’automobile ? Pareil avec l’invention du métier à tisser. Pour mémoire Jacques Chirac proposait en 93 de taxer les ordinateurs, le lendemain du discours de Bille Clinton sur les autoroutes de l’information. Ce n’est certes pas agréable de voir son métier évoluer profondément ou disparaître mais il faut parfois penser au plus grand nombre. J’ai déjà utilisé cette comparaison mais devait-on interdire les appareils photos numérique pour protéger la filière argentique
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Les conférences LeWeb3 dépassent les 250 inscrits
Alors que cet événement promet d’être le rassemblement européen de la blogosphère.
Cela démontre s’il en était besoin la forte tendance de ce type de média de diffusion car les organisateurs de ces conférences n’ont fait aucune publicité. Tout à été relayé à travers les blogs et nous en sommes à 250 inscrits après 10 jours pour 1000 places disponibles. Les intervenants étant de bonne qualité cela aide beaucoup à remplir les salles. Et tout cela malgré la barrière de la langue car tout sera en anglais et non traduit. Sur ce point je trouve, sans être défenseur de la langue de Molière, qu’un événement organisé en France devrait être traduit dans la langue du pays accueillant.
Pour ceux que cela intéresse, il y a un espace « startup » qui permettra aux jeunes pousses de se présenter. Je vais en profiter pour présenter YouVox, réseau de webzines collaboratifs, qui sera ouvert la semaine prochaine.
Compte-rendu de la conférence « FAI : maturité des accès, enjeux des services »
Tout d’abord un grand merci à l’Electronic Business Group et à Elenbi Strategic Review qui m’ont permis d’assister à cette conférence.
Intervenants : ARCEP (Nicolas Curien), AOL France (Carlo d’Asaro Biondo), ILIAD Free (Michael Boukobza), CLUB INTERNET (Marie-Christine Levet), FRANCE TELECOM (Paul François Fournier), TELECOM ITALIA France (Jean-Michel Soulier), 9 CEGETEL (Xavier Gandillot).
Animation : Jamal Henni, journaliste, LES ECHOS.
La conférence a débutée par les inévitables présentations des acteurs en présence. Nous passerons sur l’Arcep et les Echos. Nous avons assisté à une petite passe d’arme afin de savoir qui serait le n°2, le n° 3 etc… Tout le monde est d’accord sur le n°1 (Wanadoo) ensuite c’est à celui qui recrute le plus, qui a le plus d’abonnés… Pour ma part je rejoins Carlo Biondo d’AOL, c’est le rapport qualité/prix/service qui importe le plus et pas de savoir si on est abonné au numéro 2 ou 3.
Faut-il dégrouper en propre.
Les stratégies des acteurs en place diffèrent.
Club Internet, qui dans un premier temps ne souhaitait pas dégrouper, a obtenu de sa maison mère (Deutsch Telecom) 500 millions d’euros pour déployer un réseau. Le choix s’est porté sur des équipements compatibles avec le VDSL et s’inscrit dans une démarche long terme. Une offre triple play sera bientôt opérationnelle (probablement vers juin 2006) avec des applicatifs Microsoft qui devraient offrir des fonctionnalités innovantes. Objectif numéro 3. A suivre…
Carlo Biondo, d’AOL, voit les choses autrement. La position de ce FAI est de privilégier les services et la qualité, qui de son point de vue, ne sont pas dépendant du dégroupage. L’achat en gros de trafic sur le réseau de Cegetel lui convient tout à fait. Carlo pense que pour être rentable avec le dégroupage total il faut environ 1,6 à 1,8 millions de clients ADLS. Aujourd’hui seul Wanadoo et Free ont cette base. 9cegetel est à 1,2 mais les autres en sont loin. La rentabilité n’est pas assurée et AOL préfère se singulariser avec des services basés sur des contenus à l’instar de sa maison mère qui commence à proposer aux US des contenus Warner.
Télécom Italia a un plan d’investissement de 500 M€ également et valide indirectement les propos de Carlo car il n’est pas rentable pour le moment. Il vise néanmoins la place de numéro 3 à terme.
9cegetel a une stratégie long terme d’investissement BtoB et BtoC. Au-delà son propre parc client il loue son infrastructure. Il vise la place de numéro 2 à la place de Free.
La téléphonie sur IP
La polémique s’installe sur le coût de la terminaison d’appel et des tarifs pratiqués par certains FAI. On assiste à un jeu de rôle où Free prend la défense de France Telecom sur l’encadrement des tarifs de FT et pas des autres opérateurs. FT remercie Free et abonde dans son sens. Surréaliste.
Par contre, coté 9cegetel ce n’est pas le même avis. Ce FAI pense que les tarifs doivent être libres et tant pis si cela entraine une distorsion de concurrence.
L’Arcep a confirmé que ce sujet était à l’étude et qu’il sera tranché prochainement. Probablement régulé. En écoutant le représentant de l’Arcep, cela ne va pas être simple. Il a,commencé par nous expliquer que le modèle pourrait être basé sur une rétro-activité et réciproque à 5 ans …. Incompréhensible. En Europe d’autres pays se sont contentés de prendre le tarif de l’opérateur historique et ont ajouté une marge commerciale. Visiblement c’est trop simple pour nos instances françaises.
Où en sont les offres triples play ?
France Telecom annonce 200 000 clients Ma Ligne TV, 600 programmes et environs 1000 heures de contenus. Sa stratégie est de fournir des contenus pour l’ensemble des ses réseaux ADSL et mobile.
Free dispose d’une offre unique, 1,2 millions de clients ont accès aux programmes TV et presque 200 000 ont souscrit une option pour avoir accès à des chaînes payantes. L’offre VOD est présente avec Canalplay. 150 000 films ont été commercialisés en 1 mois. Techniquement tout est prêt pour une offre plus large mais le dialogue avec les ayants droits ne permet pas pour le moment de proposer plus.
9cegetel étudie le marché et a confirmé que le problème n’est pas technique.
Marie Christine Levet, de Club, a confirmé que le débat sur la chronologie des médias a progressé et qu’un accord a été trouvé. Une offre basée sur les technologies Microsoft sera lancé avant l’été.
AOL a rappelé sa filiation avec Warner et que les ayants droits ne souhaitaient pas déstabiliser le marché en laissant les FAI contrôler la distribution en ligne.
Bientôt des offres quadri play ?
France Telecom a annoncé Homezone un service convergent email/fixe/mobile. Nokia a annoncé des terminaux compatibles qui seront bientôt disponibles.
9cegetel propose Beautiful Phone mais pour le moment c’est une offre uniquement professionnelle. Un test avec 200 personnes est en cours. L’offre grand public est en réflexion mais aucune date n’est communiquée sur un lancement possible.
AOL a passé un accord de MVNO avec SFR mais n’a pas lancé d’offre commerciale car les facteurs de différentiation compétitive ne sont pas assez importants. AOL préfère continuer de se développer sur les services purement Internet mais n’a pas donné plus de précisions.
Free a racheté Altitude Telecom et se positionne sur l’Internet nomade. Michael Boukobza a rappelé néanmoins que les technologies Wimax n’étaient pas encore matures mais prometteuses. On peut traduire par rien sur 2006, peut être un lancement sur 2007 mais plus vraisemblablement en 2008.
France Telecom a souligné que la convergence du mobile et de l’Internet relançait le débat sur les modèles économiques qui étaient très différents. FT envisage la mise à jour de son réseau fixe avec du FTTH (la fibre à domicile).
Cette intéressante conférence a montré que les opérateurs ont des stratégies assez différentes, suivant qu’ils soient affiliés, ou non, à des groupes de télécom ou de médias et que le retour sur investissement ne sera pas simple pour ceux qui investissent dans un réseau en propre s’ils n’atteignent pas un parc client d’au moins 1,5 abonné haut débit. Le chemin va donc être difficile pour Telecom Italia et Club Internet.
Quand à France Telecom sa stratégie l’amène à devoir investir simultanément dans la mise à jour de son réseau mobile (HSDPA) et Internet (FTTH) en s’engageant dans l’achat de contenus pour alimenter ses services. Si on ajoute une stratégie européenne on se demande où il va trouver les ressources financières.
Plus largement, la course aux services, à l’augmentation des débits, au renouvellement des infrastructures vers la fibre va entraîner un report des possibilités de retour sur investissements de ces opérateurs. Qui va payer ? Il y aura encore des concentrations.
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