Edgeminded.com

En partenariat avec YouVox Tech

Les modèles économiques de l’audiovisuel de demain

Les modèles économiques : Accès/service/contenus/marque : quels sont les principaux déterminants de la valeur ? L’engouement pour le Web 2.0 recouvre-t-il une nouvelle bulle spéculative ? L’intégration verticale est-elle le moyen pour les champions nationaux de résister aux groupes internationaux

Retrouver l’intégralité du dossier sur YouVox Tech avec des vidéos des intervenants ici

Il y a clairement une position forte précisant qu’il n’y a pas de bulle spéculative comme celle de 2000. Pour certains les valorisations sont justifiées par des modèles économiques prouvés. Pour d’autres il y a quand même survalorisation de certaines entreprises dont les ratios valeur/chiffres d’affaires sortent des valeurs  communes.

Patricia Langrand, Directrice Exécutive en charge de la division « contenus »,de France Télécom ouvre la session.

Peu d’indication sur la stratégie de FT, je trouve le discours un peu langue de bois en exposant la volonté de l’opérateur historique de développer des partenariats et en insistant sur la complémentarité avec les chaînes de TV. Pas convaincu.

Pour moi le pompon de cette conférence c’est l’intervention d’Emmanuel Florent, le PDG d’e-TF1. Pour un homme connu dans le milieu comme un grand professionnel de cette industrie, sa prestation a été, pour le moins insipide. Il semblait ne rien comprendre aux enjeux et au potentiel de l’Internet, ce qui est grave vu sa position. Pas grand chose à dire tellement son discours a été incompréhensible et à voir les autres auditeurs je n’étais pas le seul à m’interroger. Monsieur Florent a mélangé les intérêts des producteurs, des diffuseurs, des plateformes de services… En tous les cas on ne comprend rien sur le positionnement de TF1 dans cette nouvelle chaîne de valeur.

Intervention d’Edouard Tetreau, Directeur de Mediafin

Le personnage entre directement dans le vif du sujet et s’étonne toujours de la cécité des acteurs qui voient disparaître leurs métiers dans la chaîne de valeur et qui ne réagissent pas. Il attend toujours le Rupert Murdoch français que tout le monde prenait pour un fou en 2005 lorsqu’il a acheté MySpace pour 580 millions de dollars alors que maintenant on trouve que ce n’était pas très cher. Edouard Tetreau cite la capitalisation de Google qui a augmentée de 4% après le rachat de Youtube et donc d’une valeur supérieure à l’acquisition.

Cela me rappelle le début des années 90. A cette époque je naviguais dans le monde de l’édition magazine et on commençait à parler de PAO, de logiciels sur Mac. J’avais participé à des conférences Seybold Report en France où j’avais expliqué la disparition inévitable des photocompositeurs et la transformation en profondeur des photograveurs. J’ai eu beau démonter le modèle en expliquant que les technologies raccourcissaient la chaîne de valeur et que des intermédiaires allaient disparaître. Rien Ils sont tous morts. J’ai l’impression de revivre cette époque avec des professionnels qui refusent d’admettre que leur métier pourrait simplement disparaître car leur valeur ajoutée va être absorbée par un autre acteur.

Très intéressante intervention d’Olivier Chapuis qui avait la lourde tâche de remplacer Didier Quillot pour Lagardère.

Il est très surprenant d’entendre ce discours alors que le groupe a plutôt été en retard dans l’Internet. Il est clair que la publicité sur Internet est un raz de marée qui ne va pas s’arrêter et que l’on est face à une tendance lourde.

Le dirigeant de Lagardère a brossé un tableau clair sur les enjeux pour son groupe avec une description du parcours à réaliser. Une mutation d’éditeur de magazine à un éditeur de contenus multi supports. Un discours que l’on aimerait entendre plus souvent. Dans les faits il faudra voir mais la vision est claire. Olivier Chapuis a souligné également la difficulté de dépendre de la publicité sur Internet qui est trustée par les grands acteurs du marché ainsi que la difficulté d’atteindre des effets de seuil pour rentabiliser un webzine. La réponse actuelle de Lagardère a été de proposer des offres packagées multi supports pour contrer les pure players. La prochaine étape sera de les affronter sur le terrain de l’Internet.

Le principal problème identifié est la baisse progressive de l’audience magazine alors que les revenus sur Internet ne compensent pas. L’objectif du groupe Lagardère est de monter en audience afin de générer des revenus publicitaires significatifs à partir du net, de la vente de contenus etc…

(ndl)Pour ma part je pense que le net est extrêmement destructeur de valeur et que l’on n’atteindra jamais les revenus du papier même avec une audience supérieure.

Rapide intervention d’Eric Tong Cuong, co-fondateur de La Chose et de Naïve, le label musical.

Ce producteur pense que la production de contenus vis à un rythme différent de celui des financiers. Il identifie les nouveaux comportements de consommation avec des nouveaux services comme Youtube ou MySpace et précise que dans ces cas là, le contenu s’efface au profit du service.

(NDL) C’est une thèse à laquelle j’adhère totalement et je me souviens avoir tenu un discours identique à la presse quotidienne en 2000 en précisant que nous étions passé d’une époque où le support était roi, à celle du contenu roi et maintenant du service roi. Cela ne veut pas dire que le contenu doit être mauvais mais qu’il n’est pas suffisant.

Eric Tong Cuong a ensuite réaffirmé qu’Internet était en train de redonner du pouvoir aux créatif au détriment des acheteurs d’espace en gros. Il croit pleinement à l’explosion des contenus générés par les utilisateurs qui produisent de plus.

Marc Veyrat de Neuf Cegetel

Le dirigeant de Neuf a justifié les rachats du groupe par la nécessité d’atteindre une taille critique. Pour le moment aucune opération de production de contenus n’est à l’étude mais il a lui semblé normal qu’un acteur de la distribution puisse être amené à financer des contenus à travers le compte de soutient.

Gilbert Saada, Directeur des Investissements, Eurazeo

Là encore discours clair et maîtrisé. Gilber Saada ne remet pas en cause les modèles économiques des acteurs internet mais il lui semble que certaines valorisations sont disproportionnées par rapport aux chiffres d’affaires réalisés.

Il ne croit pas au bienfait de la concentration vertical en partant du principe que l’on ne peut pas être bon sur tous les fronts. En bon investisseur il énumères les points clés que toute entreprise devrait avoir en tête : quel est mon business model, quelles sont les barrières à l’entrée, qu’apporte mon activité dans la chaîne de valeur etc.. En appliquant ce raisonnement à la TV mobile on tombe de haut : on ne sait pas ce que veulent les consommateurs, ce qu’ils sont prêt à payer etc..

Les estimations actuelles seraient de 5 à 6€ par mois par abonnement mais la clé de répartition entre les producteurs et les opérateurs n’est pas claire. Si le marché de la TV mobile correspond à un besoin, rien ne permet aujourd’hui de définir qu’elles seront les entreprises qui dégageront de la valeur.

Philippe Collombel de Partech International

Second investisseur de cette table ronde, Phillippe Collombel est revenu sur l’analyse de la position de chaque acteur dans la chaîne de valeur. Il pense également qu’une entreprise doit se concentrer sur ce qu’elle sait bien faire sans chercher à étendre son activité en amont et en aval. Il cite l’exemple de Google qui domine le marché de la publicité en ligne.

Parfois même les meilleurs peuvent rater un virage et c’est la raison pour laquelle Google a racheté Youtube. Il anticipe une montée en puissance rapide des contenus UGC et cite un accord récent entre Youtube et Verizon pour la diffusion des vidéos sur mobiles. Ce type d’accord fait évoluer rapidement la chaîne de valeur et chaque acteur doit se poser la question de sa justification en se projetant.

Il ne croit pas non plus à une bulle spéculative de la part des acteurs Internet même si certains ratios sont élevés.

Phillippe Colombel a ensuite averti des risques de récession de la presse papier qui a vu sa part de publicité passer de 50 à 30 % en quelques années. Comme les budgets ont globalement augmentés, en valeur absolue, cela ne s’est pas trop remarqué mais en cas de récession économique, ce sont les investissements presse qui seront supprimés en premier pas ceux de l’Internet.

Il a également rappelé que Google Angleterre avait dépassé en revenu publicitaire la chaîne Channel 4 (article ici) et que dans deux ans Google aurait dépassé la chaîne leader ITV, le TF1 français. La même ITV qui a vu son CA publicitaire chuter de 25% cette année.

La seule question qu’il se pose vis-à-vis de Google c’et de savoir si une nouvelle technologie de recherche ne pourrait pas remettre en cause l’hégémonie du moteur. (ndl) pour ma part je pense que sa puissance est tellement grande maintenant que si une nouvelle entreprise croît sur son marché, Google sera capable de la racheter. Le risque c’est qu’il y en ait plusieurs en cascade et que l’un de ses concurrents fasse son marché. Dans tous les cas il s’agira d’une affaire entre grands des médias et de l’Internet.

Article en relation :

14 novembre, 2006 Publié par edgeminded | Actualité, Débats | | Pas de commentaire

Imaginons l’après …

Nous sommes en 2016, je rentre de mon dernier rendez vous professionnel avec mon deux-roues électrique. Les nouvelles batteries me donne une autonomie de 600 km, une vitesse de pointe de 130 km/h et se recharge sans contact en 1/2h. J’habite dans une grande capitale européenne et la circulation ne s’est pas améliorée.
J’arrive à mon appartement, ah ! Je suis le premier ce soir. Le système domotique m’identifie à l’approche de la porte et m’ouvre l’accès. Mon terminal de communication « Samkia » vibre dans ma poche. A l’approche du salon, le système de communication « Hpell » bascule sur les enceintes du salon, l’écran plat s’allume et mon correspondant apparaît. L’appartement n’est pas bien rangé mais Hpell, sous système Winlux, l’a détecté et a incorporé le fond d’image standard de notre appartement. J’apparais donc en surimpression d’un intérieur impeccable. Il commence à faire nuit et la luminosité se règle automatique dans le salon et dans sa représentation virtuelle. La conversation se termine quand Hpell m’informe que quelqu’un se présente à la porte d’entrée. C’est Téléshop qui vient nous livrer. Ma femme a dû commander des produits frais depuis son bureau. Je regarde ma montre, cela fait déjà 25 mn que je suis rentré et effectivement Teleshop s’engage à livrer sous 30 mn. Hpell les a prévenus que j’étais arrivé et la livraison s’est déclenchée. Si j’avais voulu re-sortir Hpell m’aurait averti de l’heure d’arrivée du livreur géolocalisé.
J’accueille le livreur et récupère les produits. Aucune signature n’est nécessaire. Les puces RFID sont scannées par les capteurs reliés à Hpell qui valide la facturation et transfert le montant depuis mon compte sur mon portail infomédiaire vers Teleshop.
Effectivement il y a des produits frais. Des fruits et légumes, ça c’est une commande de ma femme. Du beurre, des yaourts, ah de la lessive… C’est le réfrigérateur et le socle de stockage du lave linge qui ont dû transmettre à Hpell que nous allions en manquer. Cela c’est ajouté automatique à la commande Teleshop. Je range le tout.
Je commande vocalement l’activation de mes flux d’informations sur les sujets programmés dans mes préférences. Les nouvelles arrivent des serveurs audiovisuels. C’est une concaténation de différents flux qui me fournissent un programme personnalisé. Un peu ce qui se faisait il y a dix ans avec les flux RSS sur Internet mais en plus puissant.
Il est vrai nous disposons tous de liaisons en fibres optiques de 100 Gb synchrone et de programmes en ultra haute définition. En mode nomade les débits sont inférieurs mais nous offre quand même du 2 Go synchrone.
Nous sommes en MPEG 7 scalable. Le MPEG 7 c’est l’évolution du MPEG 4 avec dans le train de données la description documentaire des contenus. C’est une vieille norme, je me rappelle avoir travaillé dessus en 1998, mais elle totalement généralisée alors qu’il n’existe encore que peu de programme en MPEG10. Le MPEG 10 a enfin résolu le problème de la gestion exacte du time code dans les données compressées. Je crois qu’il fait appel aux algorithmes de Fourrier et aux fractales.
J’ai de nouveau un appel. C’est le service client de mon fournisseur d’accès. J’avais signalé une anomalie sur mon Hpell hier. Ils ont fait la maintenance de tous mes systèmes et tout fonctionne normalement. L’appel visait uniquement à me le signaler.
Je commande la visualisation de la vidéo de mon fils réalisée pendant le week end avec mon Samkia qui fait office de visiophone, radio numérique, récepteur video, APN 20Mo et caméscope UHD, également sous système Winlux. C’est un vieux Samkia mais je l’aime bien. La vidéo apparaît. Elle est stockée dans mon espace personnel sur les serveurs sécurisés de mon fournisseur d’accès multi services.
Cela fait maintenant quatre ans que nous avons abandonné totalement nos PC tel que nous les connaissions il ya dix ans. Maintenant nous n’utilisons plus que des terminaux légers sans stockage local.
Les serveurs des FAMS sont motorisés par les applications sous Winlux ou d’IBM qui est revenu en force dans les logiciels serveurs avec des applications autours de la gestion de données composites vraiment efficaces. Les réseaux sont tellement rapides et omniprésents qu’il ne sert plus à rien de stocker les données en local.
J’ai un moment de nostalgie en me rappelant que 10 ans plus tôt, les FAMS proposaient des set top box propriétaires. Aujourd’hui il n’existe plus que deux fournisseurs de logiciels pour les FAMS et le matériel est produit par 4 grands acteurs mondiaux. Un seul est Européen, deux américains et un sino-japonais. Du point de vue de l’utilisateur il n’y a pas de différence tous sont basés sur les mêmes normes et sont totalement interopérables.
Je commande la séquence de renseignement documentaire automatique qui me permettra de retrouver la vidéo de Lucas dans notre base d’informations personnelle. Le logiciel (Excalibur release 23 ou Virage 28, je ne sais plus très bien celui qui est proposé par mon FAMS) commence le séquençage de la vidéo basé sur la reconnaissance de changement de plans, la reconnaissance de la parole est activée simultanément et tout sert à alimenter le fichier Mpeg7.
Hpell m’informe que ma femme et mon fils sont à la porte qui se déverrouille automatiquement. Les programmes audiovisuels basculent automatiquement sur des contenus pour enfants. Lucas part dans sa chambre et les programmes le suivent sur les écrans de sa chambre.
L’écran du salon re-bascule sur les fils d’informations en français et en anglais (cela fait partie de nos préférences). Après un rapide échange, avec ma femme, sur nos journées respectives (finalement nous sommes restés très traditionnels) nous interrogeons Hpell sur les programmes de la soirée. Nous avons quelques variétés et vidéo réalités diffusées en flux vers 21h. Il reste très peu de chaînes de télévision telles que nous les connaissions en 2006. Toutes celles qui restent appartiennent à des grands portails d’informations qui fournissent des contenus multi supports en flux et en stock sur tous les terminaux du marché. Ils participent activement aux financements des programmes et se font une compétition acharnée au niveau des bassins linguistiques car la notion de territoires géographiques à totalement disparu du monde de l’information. C’est une anecdote mais je me rappelle qu’il y a dix ans les canadiens francophones avaient un accent. Aujourd’hui c’est beaucoup moins marqué.
En programme de stock il y a beaucoup plus de choix. Les inévitables séries sont mises à jour en temps réel et nous avons 28 séries qui proposent un nouvel épisode aujourd’hui. 21 sont en VF, les autres en VO. Nous en suivons 4 régulièrement. Nous choisissons une série américaine en VO. La version française arrivera avec un décalage de trois jours pour ceux qui ne parle pas anglais. Trois films sont sortis aujourd’hui simultanément au niveau mondial. L’un d’eux nous intéresse mais nous irons le voir en technologie Imax6 dans une salle pendant le week end. Même avec le UHD, les films à grand spectacle sont plus agréables à voir en salle. D’autant que cela n’a plus rien à voir avec les salles d’il y a dix ans. Cela ressemble aujourd’hui à une animation des parcs Disney. On se croirait dans le film. La salle vous envoie un taxi qui vient vous prendre en bas de chez vous, qui signale son arrivée à votre Hpell et qui vous ramène ensuite. Le service est développé à l’extrême. Bien souvent nous préférons diner sur place car nous y allons avec un couple d’ami et leur fille qui a le même âge que Lucas. Le restaurant de la salle est organisé pour tous les types de nourriture que nous voulons. Il a des accords avec plus de 25 restaurants de la ville qui lui fournissent les plats pratiquement tout faits. Au moment de la réservation du taxi, l’interface vous propose les menus en fonction de vos goûts.
Les enfants apprécient particulièrement les animations de la salle de restaurant Winnie conçu pour eux. Des clowns et autres jongleurs passent entre les tables. Pour les adultes il existe, bien sûr, trois autres salles avec des animations diverses.
Hpell m’informe que nous avons des messages. Nous utilisons les applications de Winlux qui sont fourni en mode ASP par notre FAI. J’ouvre Inlink et regarde mes messages. J’ai un document à modifier avec WordIn qui intègre des fonctionnalités très évoluées de suivi, de workflow et évidemment manipule les données composite en mode natif. J’en profite pour envoyer la vidéo de Lucas à mon cousin aux Etats-Unis, le renseignement automatique est terminé, je n’ai pas le courage d’ajouter manuellement quelques commentaires. Elle va se loger directement dans sa base personnelle documentaire indexée en français et en anglais grâce au logiciel de traduction automatique.
J’ai un appel du bureau, Hpell a identifié le correspondant et le bascule sur mon Samkia en mode appel privé. Un détail à régler pour la réunion de demain matin.
Une information m’alerte. Un nouvel ouragan qui vient de toucher les côtes de Miami. Mon cousin habite 80 Km plus haut à Darfield. Je demande à Winlux de concaténer des données sur ce sujet. Le moteur de recherche de mon portail commence immédiatement le travail et scanne la totalité des informations disponibles sur le sujet ces dernières 24h. Le renseignement documentaire MPEG7 lui simplifie la tâche, notamment pour éviter les doublons. En quelques secondes j’ai à ma disposition des informations détaillées et précises avec les dernières séquences vidéo disponibles.
Je commande la visualisation de la zone. C’est une sorte de Google Earth mais en temps réel basé sur les nouveaux satellites de GSM2 opérationnels depuis 2012. Il fait encore jour sur la côte est et les volutes de l’ouragan sont impressionnantes. Je tente un appel sur le mobile de mon cousin mais il semble qu’il y ait des perturbations. C’est devenu très rare car maintenant que les normes de communication sont unifiées, vous pouvez être interconnecté par des liaisons fixes, mobiles ou même satellites de façon totalement transparente. Tant pis je lui laisse un nouveau message lui demandant de me rappeler.
Nous avons fini de diner, Lucas va jouer dans sa chambre. Il dispose d’une connexion Hpell et entame une conférence avec quelques camarades de classe et navigue sur le réseau en jouant avec son interface virtuelle. Nous ne sommes pas inquiet, les logiciels de contrôle parental prennent en charge la limitation d’accès à des informations réservées aux adultes. Ma femme et moi activons le démarrage de notre série. Une musique dans l’épisode nous intéresse, je demande à Hpell les informations relatives. Il s’agir d’un groupe peu connu mais qui devrait avoir du succès. Je commande la mise en préférence de ce morceau et du groupe. Elles sont stockées sur mon espace personnel et sont accessibles depuis tous les terminaux que j’utilise. Je les écouterai plus tard sur mon Samkia ou au bureau. J’ai un petit rire en pensant qu’il y a dix j’aurais peut être acheté le CD ou téléchargé illégalement les mp3 sur Internet. Cela a totalement disparu aujourd’hui. Une nouvelle économie des contenus et la possibilité de disposer de flux de données en streaming associé aux terminaux légers à rendu totalement inutile le besoin de télécharger de la musique ou des films. Les CD et autres DVD ont de toute façon disparu depuis 2010. Cela me rappelle la polémique : la RIAA, la loi DADVSI… Quel manque de vision.
Mon bureau est abonné à un autre FAMS mais mes préférences personnelles me suivent partout. Les services fournis par les FAMS pour les professionnels sont beaucoup plus complets que ceux offerts aux particuliers. C’est un peu un mixte entre une grosse SSII et un opérateur Télécom. Toutes les applications sont en mode ASP et il n’y a plus aucun informaticien dans les entreprises. Tous les services sont devenus des commodités externalisées chez le FAMS/SSII.
Je pourrais vous raconter ma journée et les différents services offerts mais cela serait trop longs : nous payons désormais avec nos terminaux de communication, l’argent liquide n’existe plus, tout du moins dans les pays industrialisés. Car malheureusement il existe encore des pays en voies de développement qui ne sont pas infomédiatisés.
Je rêve parfois d’une autre réalité où les cartes auraient été distribuées différemment. Où les banques seraient devenues des portails financiers qui seraient le centre de tous les services. Mais elles n’ont pas saisies leur chance et les infomédiaires les ont court-circuité. Les banques sont maintenant les sous traitants des infomédiaires. Mon portail financiers m’offre  l’accès aux meilleures offres de crédits, aux meilleurs taux de courtage pour mes opérations de bourse, négocie pour moi mes différentes assurances … Les banques/assurances se livrent une compétition sans merci pour être référencées chez les infomédiaires. Cela me rappelle les négociations de la grande distribution avec les fabricants de gâteaux ou de yaourts dans les années 2000. Moins cher ou je vous dé-reférence de mon linéaire…
Nous avons connu un tournant vers les années 2008-2009, les différents acteurs se livraient une guerre sans merci. Si il existait différents plans de la réalité peut être qu’ailleurs les grands gagnants de cette guerre économique ne seraient pas les mêmes ?
Il faut savoir saisir sa chance, le futur prend racine dans le présent …
Imaginons … les technologies et les services mis en œuvre dans cette nouvelle, nous aurons un aperçu du chemin qui reste à parcourir et des opportunités à saisir.
Christian Jegourel
www.edgeminded.org

23 février, 2006 Publié par edgeminded | Débats, Intelligence économique | | 2 commentaires

Téléchargement gratuit : est-ce irréversible ?

La protection absolue des données numériques est une cause perdue car au fur et à mesure apparaitront des solutions de contournement et, excepté dans des secteurs sensibles, les coûts seraient disproportionnés au marché visé. De plus, la protection d’une l’industrie doit-elle permettre de telles mesures ?

Il faut se souvenir qu’avant l’invention du disque, puis du magnétophone et du magnétoscope … cette industrie vivait sur la représentation (les salles de cinéma), la radio et la télévision. La production n’était pas ridicule !

Le téléchargement gratuit est irréversible à court terme, car il est passé dans les habitudes. De plus les majors ont fait leur propre tort en ne proposant pas dès le départ des offres payantes à coût réduit. Il est paradoxal qu’il soit plus simple de télécharger un morceau pour le lire sur tous les types de players que de l’acheter sur une plateforme payante qui restreint son utilisation à un type de baladeur ou à un player logiciel ! Néanmoins cette habitude devrait évoluer avec les technologies de diffusion et la notion de stockage virtuel…

La technologie évolue, les industries s’adaptent trop lentement

Il  s’agit simplement de l’évolution d’un marché face à de nouvelles technologies qui lui ont permis de se développer considérablement pendant un siècle. Aujourd’hui cette industrie vilipende les technologies. C’est cocasse. C’est quand même grâce au CD puis au DVD que l’essor des majors a été le plus grand. Remarquons que les majors ne plaignent pas du téléchargement sur mobiles.

Il faut accepter qu’une fenêtre de business se soit ouverte et maintenant se referme un peu. Toutes les industries sont confrontées aux évolutions: croissance, décroissance, modification des business models, etc… Pourquoi pas celle -ci ? Demandez aux agriculteurs européens se qu’ils pensent de la suppression de la PAC à l’exportation en 2013, aux industriels de la photo argentique du développement du numérique.

Il serait temps que l’industrie de l’entertainment prenne conscience que ses modèles volent en éclat et qu’il faut qu’elle se réinvente comme d’autres industries l’ont déjà fait. Posez la question aux éditeurs de journaux qui voient leurs parts de marchés se réduire et celle d’Internet se développer. Doit-on interdire l’information sur internet pour protéger les journaux ou les pousser à se développer sur ce nouveau média ? Devait-on interdire le numérique pour protéger l’argentique ?

Il est toujours tentant de protéger son activité en freinant le développement. Nous avons la mémoire courte mais les canuts de Lyon n’ont pas non plus appréciés l’arrivé du métier à tisser ni les éleveurs de chevaux l’invention de l’automobile. Pourtant les évolutions technologiques ont été un moteur de développement industriel et économique considérable.

L’industrie du disque a vécu pendant un siècle sur un modèle sans le faire évoluer : produire un support avec de 10 à 15 morceaux de musique. C’est quand même paradoxal que la limitation physique d’enregistrement du disque vinil ait servie de base à celle du CD où l’on peut mettre plus de morceaux. Et bien non, le CD s’est affiché au même prix que le vinil avec le même nombre de morceaux. Idem pour la vieille K7 qui a inauguré la taxe sur les médias vierges. A sa sortie toute l’industrie du disque criait au loup. C’est vrai qu’il y a eu beaucoup de copies entre particulier mais l’industrie du disque n’a pas disparu. Puis est arrivé le CD. Là les majors ont applaudi : enfin un support non copiable à ce niveau de qualité. Les revenus entre 1980 et 1990 ont explosés. Ensuite sont arrivé les graveurs de CD. Là de nouveau on crie au feu.

Je sais qu’avec ce type de propos je ne vais pas me faire que des amis mais même si une industrie, ou plutôt une partie de cette industrie, car les intérêts des majors ne sont pas les mêmes que ceux des artistes, interprètes et ayants droits, est menacée de baisse de ses revenus, je pense que l’on ne peut pas tout brider pour un seul acteur. Dans le cas contraire c’est toute notre économie qu’il faut figer.

Les services et l’intermédiation devront enrichir les contenus.

Les industries de l’édition musicale, vidéo, jeux électronique etc… sont face à une énorme mutation dans la façon de produire et de consommer des contenus et services et ils devront apprendre à vivre sur un autre modèle économique. Car en fait, télécharger sur Internet n’est pas gratuit : un PC allumé ça consomme jusqu’à 30 € par mois. Ajoutez l’abonnement Internet, éventuellement le support CD vierge et le coût d’investissement du matériel informatique… Simplement le coût est noyé dans des services plus larges. Nous sommes passés d’une époque où le support était roi à celle du contenu roi et nous allons vers celle du service roi.

Le peer to peer devrait se réduire

A l’avenir peut être qu’il ne sera plus intéressant de télécharger des fichiers si ceux-ci sont disponibles en streaming partout, via des radios numériques personnalisables ou des chaînes de TV, des services de vidéo à la demande…

Ces services pourront être inclus dans un forfait et le coût quasi transparents pour le client. Après tout, lorsqu’on écoute la radio, c’est la publicité qui paie la musique que l’on écoute mais ce n’est pas gratuit. Lorsque l’on écoute et regarde une chaîne sur un bouquet, c’est l’abonnement qui permet de financer.

La notion de support physique local va se réduire rapidement quand les technologies de stockage de masse et les réseaux très haut débits (+ de 100 Mb) seront exploitables pour des services grand public. A ce moment là on parlera plus de l’économie du CD ou du DVD. Quel modèle pour un package, 10 musiques plus une galette de plastique, vendu 15€ ?

La notion de téléchargement « gratuit » n’est donc pas inéducable car il ne sera pas nécessairement intéressant de stocker sur son PC, lecteur MP3 et/ou DIVX des centaines de fichiers si ceux-ci sont accessibles immédiatement en permanence à travers le réseau.

Une évolution irréversible : la modification de la chaîne de valeur de l’industrie de l’entertainement.

Il faut totalement repenser cette industrie depuis la création des œuvres jusqu’au consommateur. Tous les acteurs vont devoir s’adapter depuis les artistes/interprètes, les maisons de productions, les distributeurs/diffuseurs etc… Il s’agit d’une réflexion en profondeur à faire rapidement car la technologie ne s’arrête pas et de nouveaux barbares (Google) sont en train de développer des empires (voir mes autres articles) sans se préoccuper de la segmentation actuelle de cette industrie.

Le consommateur entre au centre de la chaîne de valeur. Les technologies vont lui permettre de créer sa propre radio, sa propre chaîne au même titre que les blogs permettent de devenir son propre « éditeur ». Avec l’arrivée des vidéo blogs c’est encore une nouvelle étape.

Il est fondamental que nos industries et nos hommes politiques intègrent de manière permanente l’évolution des technologies dans leur réflexion afin de ne pas se murer dans des attitudes défensives, perdues d’avance.  Je crois que nous sommes en pleine discussion de loi DADVSI ?

Lorsque le vent se lève il y a deux attitudes : élever des paravents ou des moulins à vent. Dans le premier cas on bloque l’évolution jusqu’à ce que les barrières cèdent, dans le second on en profite pour créer des nouvelles richesses.

2 février, 2006 Publié par edgeminded | Débats | | Pas de commentaire

La Bourse est-elle irrationnelle ? Le capitalisme est-il menacé ?

Nous sommes aujourd’hui dans une économie mondialisée où nous ne savons plus très bien qui possède quoi. Beaucoup d’entre nous possèdent directement ou indirectement des actions (via des assurances vie, des plans divers…) et la responsabilité sociale n’existe plus. Lorsque vous possédez des actions d’un produit bancaire sans savoir précisément dans quelles entreprises sont investis vos fonds, comment se sentir responsable socialement ou éthiquement ? On veut en même temps que nos placements rapportent, que les produits et services soient de moins en moins chers, moins polluer, produire « éthiquement » et être protégés socialement des aléas des entreprises qui nous emploient. Il y a là des incohérences.  Le déséquilibre

 

 

De l’autre coté nous avons des investisseurs privés, des institutionnels (les établissements financiers) des fonds spécialisés dans la spéculation, des mécanismes de leviers (les options…) etc…, tout un tas d’éléments qui mettent les entreprises cotées sous pression dans l’unique but de faire des profits à court terme. Le seul acteur de financement qui soit dans une logique de moyen terme est le Venture capital ou business angel qui regardent le potentiel et le moyen terme. (On en a trop peu en France et cela explique certainement pourquoi nous innovons si peu et créons peu d’entreprises de niveau international dans les NTIC. Tous les succès comme Business Object ou Meetic ont réussi grâce à l’apport de VC) Dans ces conditions, l’entreprise ne peut plus avoir ce rôle social qu’attendent les employés. Nos politiciens n’ont pas pris la mesure de l’évolution profonde de l’économie de marché globalisée et des travers que cela engendrerait. Je voudrais savoir parmi nos gouvernants actuels quels sont ceux qui connaissent le fonctionnement d’une entreprise et qui ont fait une séance de trading pour suivre l’évolution des cours.  La bourse un oxygène empoisonné ? Prenons l’exemple du Nasdaq que je connais un peu pour faire un peu de day trading. Les variations journalières sont irrationnelles par rapports aux fondamentaux des entreprises. Vous pouvez avoir des variations de 30 % et plus dans la journée sans annonce de résultats, de nouveaux contrats etc… La question qui vient naturellement est pourquoi cette variation. La réponse que m’ont fait des spécialistes c’est : l’offre et la demande !A un moment tout le monde veut acheter certaines actions, les cours montent. Les traders surveillent ces « départs de feu », surtout ceux qui font de l’analyse technique. Il s’agit de surveiller l’évolution d’une courbe, les volumes d’échange et de pleins d’indicateurs pour déterminer quand une action va monter ou descendre. On est loin de l’analyse du bilan. Pour ceux qui l’ignorent on peut également gagner de l’argent en pariant à la baisse : on vend à découvert et on rachète plus bas. De cette manière même quand la bourse baisse on gagne de l’argent.

 

 

 

 

Le problème c’est que ces « paris » génèrent des mouvements financiers considérables qui peuvent être une arme efficace pour les entreprises et les pays et un risque majeur sur le plan social, on l’a vu avec HP (quoique dans ce cas les erreurs stratégiques de leur PDGère qui est quand même parti avec 45 M$ soit probablement responsable de la disparition de la moitié de la valeur d’HP-Compaq).

Un exemple : ces derniers jours au cours de Google (environ 423$ quand j’ai commencé cet article, 411 maintenant) un volume d’échange de 8,5 millions de titres hier, il s’échange plus de 3,6 milliard de dollars de Google tous les jours !  La valorisation de Google est aujourd’hui de 125 milliards de dollars. (Celle de Microsoft de 295 milliards au dernier cours).

Nous sommes dans une période où ceux qui font le « marché » et donc qui alimentent ou coupent l’oxygène de nos entreprises réagissent à des signaux sans connaître bien souvent l’activité de l’entreprise. Quand ils la connaissent, ce n’est pas forcément mieux. Une anecdote personnelle : il y a quelques années j’étais dans une entreprise US de services qui avait comme investisseur Morgan Stanley, entres autres. Lors d’une discussion informelle avec l’auditeur de cette firme, j’apprends qu’ils sont investisseurs de Netscape (on est en 1996). Je ne croyais déjà plus en la capacité de cette entreprise à combattre Microsoft et lui en ai fait part. La réponse m’a stupéfaite : nous ne croyons pas non plus à cette entreprise mais pour le moment le cours de l’action monte et notre seul souci c’est de vendre avant qu’elle ne baisse ! Voila j’avais compris que nous avions un problème.

Le capitalisme ultime guerre par l’économie  

Les attentes, les compréhensions, la notion même de guerre économique n’est pas comprise partout.

Il semble que le temple mondial du capitalisme, j’ai nommé les Etats-Unis, profite bien de la situation. Leurs dirigeants ont bien compris cette mécanique. Ils profitent de la maîtrise de leur monnaie (à travers un parfait usage de leurs taux d’intérêts), ont compris que l’avenir de leur suprématie passe par la maîtrise technologique et favorise l’innovation. Manient l’intelligence économique en mettant leurs institutions d’espionnages partiellement au service des entreprises commerciales etc…

On ne peut pas dire qu’en Europe et en France en particulier nous en soyons là même si depuis Bernard Carayon la prise de conscience est partiellement faite. C’est les moyens qui manquent. Car comment jouer à une partie où la plupart des joueurs ne comprennent pas la moitié des règles et où leurs moyens sont inférieurs à leurs adversaires ?

Comment donner les moyens à nos entreprises de rivaliser avec les moyens financiers des Etats-Unis ou les capacités de production des Chinois. Car le problème est bien celui là. Si nous échouons nous sommes condamné à voir notre PIB se réduire, notre chômage exploser, nos prestations sociales diminuées etc.. Il faut retrouver de l’oxygène !

Comment permettre à notre pays de financer plus de recherche, à nos entreprises d’investir et de se développer ? On retombe dedans : la bourse. Mais il faut jouer à armes égales. Aujourd’hui nos entreprises sont trop dépendantes des investissements des fonds US (50% de la bourse de Paris est aux mains d’investisseurs étrangers). Cela ne me choquerait pas en l’état si nous avions des investisseurs en proportions de notre PIB positionnés aux US mais ce n’est pas le cas à cette échelle.

Faut-il des fonds de pension ?

En dehors de tout dogmatisme sur le financement des retraites, des fonds de pensions draineraient des masses financières qui pourraient être investies dans les entreprises dans la recherche etc…

Le capitalisme va-t-il se réformer ?

C’est peut être là que le capitalisme atteint ses limites ou a échoué dans sa mutation. Avec la « relative » circulation de capitaux, aujourd’hui par Internet pour le particulier et la possibilité d’investir directement sur les principales bourses de la planète, la notion débridée du capitalisme risque l’implosion. Sous la pression, les entreprises ne peuvent souvent plus avoir un rôle social, les disparités des niveaux économiques entre les pays entrainent des déplacements des centres de production. Une dernière étude européenne met en évidence le déclin inévitable de la production en Europe de l’Ouest d’ici 5 ans. Notre modèle économique est donc en danger car il menace notre modèle social et notre société toute entière. Le problème c’est que cette menace n’est pas la même pour tout le monde, que des pays profitent aujourd’hui de ce capitalisme débridé et ne veulent rien changer. De toute façon nous n’avons rien à mettre à la place car tous les autres modèles ont échoués. Comment donc réformer ce capitalisme tout seul ?

Je pense qu’il faut savoir « embrasser » l’ennemie pour mieux le combattre. Plus prosaïquement il faut bien comprendre les règles du jeu, se donner les moyens de continuer la course, de former nos dirigeants et notre population aux changements et se réformer d’abord nous même. Quand nous saurons être crédible dans nos réformes, nous pourrons peut être donner des leçons aux autres ou tout du moins proposer des évolutions. Au lieu d’entendre à longueur de journée qu’il faut combattre le chômage, nous ferions mieux d’entendre qu’il faut favoriser et stimuler les entreprises et l’innovation ce qui créera naturellement de vrais emplois et qui sera plus constructif.

Faut-il limiter l’âge des hommes politiques pour renouveler les dirigeants avec une génération plus à même de comprendre le monde d’aujourd’hui et prendre les risque de réformer une société française figée ? Il est quand même paradoxal que les salariés soient amenés à prendre la retraite à 60 ans et que les dirigeants d’entreprises dépassent largement les 65. Ne parlons pas des hommes politiques qui ne veulent jamais lâcher les rennes. Doit-on comprendre qu’être dirigeant est un travail qui ne fatigue pas ?

2 février, 2006 Publié par edgeminded | Débats | | Pas de commentaire

Bourse irrationnelle ?

A quoi tient une valeur cotée aux Etats-Unis ? Une rumeur sur le départ du CFO d’Oracle, Craig Maffei, et l’action dévisse brutalement pour reprendre 3,1% en fin de séance. La rumeur de la venue de Maffei chez Expedia et le titre flambe de 9,3% à l’ouverture ! On frise la démence. C’est néanmoins très instructif sur la manière dont réagissent ceux qui font le marché. Si il y en a que ça intéresse, je vous invite à une séance de trading sur le Nasdaq en temps réel. Une fois que l’on a vu comment réagissent les valeurs, on comprend pourquoi le marché français est sous valorisé. Si l’on veut des entreprises puissantes en France il serait bon que nous mettions nos idées préconçues de coté et que l’on se dote de mécanismes capables de drainer des fonds de pensions. Arrêtons de toujours penser qu’en France ce qui fonctionne ailleurs ne peut s’appliquer.

2 février, 2006 Publié par edgeminded | Débats | | Pas de commentaire